Jose Cano a lui-même touché aux Majeures, en 1989.

Le père de Robinson Cano est en ville

Après le frère de Yoenis Cespedes et Victor Mesa Sr, une légende du baseball à Cuba, c'est au tour du père d'une autre vedette des ligues majeures d'arrêter en ville pour les activités de son équipe.
L'entraîneur des lanceurs de la République dominicaine, Jose Cano, est le père de Robinson Cano, l'un des joueurs les plus en vue de son pays dans le meilleur circuit au monde.
Tous les amateurs de baseball connaissent le fils Cano, couramment cité comme l'un des joueurs du Baseball majeur parmi les plus efficaces au deuxième but. Membre des Yankees de New York de 2005 à 2013, il joue depuis 2014 pour les Mariners.
«Je n'aurais jamais pensé que mon fils deviendrait une star du baseball américain. Mais j'en suis fier et très heureux! On se parle tous les jours, parfois même deux fois par jour», raconte le sympathique colosse de 55 ans, du haut de ses 6 pieds 3 pouces.
«C'est plus difficile depuis qu'il joue dans l'Ouest, mais j'essaie de regarder tous ses matchs. Je peux lui dire le lendemain qu'est-ce que j'ai pensé de sa performance et qu'est-ce qu'il devrait améliorer.»
Le paternel a lui-même touché aux Majeures, même si l'expérience se révéla éphémère. Ça se passait en 1989, avec les Astros de Houston. Sa seule victoire en carrière, il l'a obtenue en lançant un match complet contre les Reds de Cincinnati.
Auparavant, il avait joué dans le système affilié des Yankees et des Braves d'Atlanta. En 2011, il était aux premières loges afin d'encourager son fils au concours de circuits du Match des étoiles, en Arizona. Compétition que Robinson a d'ailleurs remporté.
«Du plus loin que je me rappelle, tous les membres de ma famille ont baigné dans le baseball. Mon père a joué pour l'armée en République dominicaine, mon oncle était aussi un bon joueur.»
L'histoire du baseball au Québec est intimement associée à ce pays des Antilles. On a qu'à penser à la famille Alou (le gérant Felipe et son fils Moises), à Vladimir Guerrero ou à Pedro Martinez, qui ont tous porté la casquette des Expos.
«Felipe est un ami. Je ne le vois pas souvent, mais quand ça se produit, on se donne toujours l'accolade. Je n'ai jamais eu la chance de venir à Montréal pour le baseball, mais je sais que des gens veulent ramener une équipe. J'en ai entendu parler!»
Jose - ou Joselito - Cano apprécie pour l'instant cette tournée des siens en Amérique du Nord, même si le club ne paraît pas de taille pour la Ligue Can-Am. Il aurait d'ailleurs offert aux Aigles quelques lanceurs de son pays!
«Ce ne sont pas des joueurs de cette équipe par contre», a-t-il dit au directeur général René Martin, préférant ne pas trop s'avancer sur les raisons du manque de compétitivité de cette sélection jusqu'ici.
Chose certaine, on ne parle pas du même calibre que celui des Cubains.