Elissa Alarie a rencontré une centaine d’étudiants de l’école secondaire Keranna afin de partager son parcours dans le rugby.

Le parcours inspirant d'Élissa Alarie

Trois-Rivières — En visite au Québec pour le temps des Fêtes, Elissa Alarie a profité de son passage à Trois-Rivières pour rencontrer une centaine d’étudiants de l’école secondaire Keranna, mardi, afin de partager son parcours dans le rugby. Un parcours parsemé d’embûches, mais qui démontre une belle preuve de détermination.

Bien qu’elle détenait un baccalauréat en comptabilité et qu’elle occupait un emploi stable et payant, la Trifluvienne a décidé de tout abandonner afin de tenter sa chance avec l’équipe canadienne de rugby.

«Quand je suis arrivée en Colombie-Britannique, j’ai écrit à l’entraîneur pour lui demander si je pouvais venir à une pratique. Je n’avais pas été invitée au camp et pour moi c’était la seule façon d’arriver à ce que je voulais. J’ai fait quelques entraînements et l’entraîneur a commencé à voir quelque chose.» 

«En décembre 2012, une joueuse s’est blessée et ça m’a permis de disputer un tournoi à Dubaï. En mars 2013, j’ai finalement atteint mon objectif. Je faisais partie intégrante de l’équipe et je recevais un salaire», mentionne l’ancienne étudiante de Keranna.

Sa détermination lui a finalement permis de prendre part à la Coupe du monde de 2014 en France, d’occuper un rôle de réserviste lors des Jeux olympiques de Rio en 2016 et d’agir à titre de co-capitaine de l’équipe canadienne lors de la dernière Coupe du monde, à Dublin, plus tôt cette année.

Une décision importante

Âgée de 31 ans, Elissa Alarie commence de plus en plus à penser à son après-carrière. La prochaine Coupe du monde se déroulera seulement dans quelques années, ce qui fait en sorte qu’elle se retrouve maintenant à la croisée des chemins. La principale intéressée ignore toujours si elle poursuivra sa carrière. 

«Je me donne encore quelques mois pour décider ce que je vais faire. Plusieurs joueuses de ma génération ont déjà annoncé leur retraite donc c’est sûr que c’est une question que je me pose. Je crois que si le corps peut continuer, j’ai encore la passion en moi. Mon jeu s’améliore encore donc tant que j’apprends et que je m’amuse, je pourrais être tentée de continuer au rugby à 15.»

Présentement à l’emploi de l’Institut national du sport à Victoria, la Trifluvienne est catégorique, elle veut continuer à s’impliquer dans l’univers du rugby.

«J’ai déjà été entraîneure à Keranna. Ça demande beaucoup de temps et de la passion, mais j’ai vraiment aimé ça. Il manque également de bons arbitres à travers le monde donc je pourrais avoir un intérêt pour l’arbitrage. J’adore le rugby donc je suis certaine que je vais redonner au sport d’une façon ou d’une autre.»

Quoi qu’il en soit, la Trifluvienne ne regrette aucunement son choix et assure qu’elle ferait le même encore aujourd’hui.

«Ce que le rugby m’a apporté n’a pas de mots. J’ai voyagé à travers le monde, j’ai vu une vingtaine de pays en cinq ans. J’ai joué devant des foules de 40 000 personnes et j’ai eu la chance de représenter mon pays», conclut-elle.