Steeve Carpentier, Duc Lam-Do, Alain Carignan, Francis Jodoin, Frédérique Tardif, Pierre Cloutier, Enrico Lafond, Élisabeth Pellerin, Philippe Mc Neill et Jean-François Biron ont tous rallié l'arrivée du Ironman de Mont-Tremblant dimanche.

Le MouvC appelé à grandir

Steeve Carpentier a de nouveau gagné son pari. Les neuf personnes qu'il a supervisées au sein de son MouvC ont tous rallié l'arrivée du Ironman de Mont-Tremblant dimanche dans les délais prescrits, une grande source de fierté pour ce sportif accompli.
C'était la troisième année d'affilée que Carpentier accompagnait des athlètes vers leur premier Ironman. Pas moins de 31 élèves sur les 32 ayant suivi son programme ont atteint leur objectif.
Assez spécial, quand on sait que plusieurs d'entre eux avaient très peu d'expérience dans les trois disciplines au menu, soit la natation, le vélo et la course à pied. «Il y avait une fille parmi mes élèves cette année dont l'expérience passée se limitait à un Foam Fest!», sourit Carpentier. 
«Ça prouve que c'est accessible, avec du travail et une bonne planification. Le plus important, c'est le soutien psychologique. Il n'y a rien de gratuit mais une fois que tu réussis un Ironman, tu es blindé pour la vie, tu peux faire face à n'importe quelle situation.»
Carpentier a eu l'idée d'offrir cet encadrement en 2013, alors qu'il a assisté entre 23 h 30 et minuit à l'arrivée des derniers concurrents à la ligne d'arrivée du Ironman de Tremblant. «J'ai vu des gens avec un surplus de poids, des aînés, des personnes sans trop de bagage athlétique réussir à devenir Ironman. J'ai alors compris que l'ingrédient le plus important était la volonté. Ça s'est produit au moment où j'avais besoin d'un nouveau défi pour donner un sens à mon implication. Voilà comment tout ça a commencé.»
À l'aide d'un seul message sur Facebook, il a reçu 17 demandes! La première cuvée a finalement contenu dix apprentis. La seconde, 13. Puis, cette année, neuf ont embarqué. Quand Philippe McNeill est apparu à quelques mètres du finish, une quinzaine de minutes avant la fermeture des barrières, Carpentier a encore une fois ressenti beaucoup de fierté. 
«Philippe a le sens du spectacle! J'étais très content pour lui, comme pour les autres. Je sais comment ils se sentent, je suis passé par là moi aussi. C'est tout un feeling de devenir Ironman», lance Carpentier, qui a participé aux quatre dernières éditions du championnat du monde à Hawaï.
MouvC va continuer sa vocation d'usine à triathlètes. En même temps, Carpentier est prêt à pousser encore plus loin l'expérience. Il veut, au cours de la prochaine année, créer un véritable club social où ces mordus de l'entraînement pourront se réunir, s'entraider... et se défoncer ensemble.
«Plusieurs anciens ont le goût de s'impliquer. On va amener ça à un autre niveau. Seul, je ne pouvais pas vraiment en faire plus. Mais en équipe, beaucoup de possibilités s'offrent à nous. Tant mieux si on peut amener plus de gens à bouger. Il y a de beaux projets dans l'air.»
Non, MouvC n'a pas fini de faire parler de lui.