Le Championnat mondial de jorkyball se tient jusqu’à samedi.

Le monde débarque à Saint-Léonard-d’Aston

SAINT-LÉONARD-D'ASTON — Des sportifs de partout à travers la planète se sont réunis cette semaine à Saint-Léonard-d’Aston pour le plus grand événement de jorkyball de l’année. Plus d’une trentaine d’équipes de la Pologne, du Portugal, de la France, du Japon, de l’Italie et de l’Espagne se sont envolées vers le Québec pour s’affronter lors du Championnat mondial de la Fédération internationale du Jorkyball.

À son troisième jour de festivités, plus de 400 curieux sont venus s’asseoir sur les estrades du Club de jorkyball où des accents d’un peu partout se font entendre.

Popularisé en Europe, le jorkyball est un nouveau sport en émergence est un mélange entre le soccer et le squash. Deux équipes de deux joueurs se font face dans une petite surface de dix sur cinq mètres entourée de parois entièrement vitrées. Le ballon ne sort donc jamais du terrain et les équipiers sont toujours en action. Les Français sont les champions du monde dans cette discipline. «Il faut être en excellente forme pour jouer. C’est très exigeant musculairement. Avec la canicule, un joueur a d’ailleurs été victime d’un coup de chaleur», explique Claudette Bergeron, membre du comité organisateur.

L’an dernier, le championnat avait lieu dans la capitale de l’Italie. Pourquoi à Saint-Léonard-d’Aston? En 2015, le président de Jorkyball Canada Alex B. Perreault et son équipe ont installé dans l’ancienne manufacture de vêtements le Club de jorkyball de Saint-Léonard-d’Aston. Trois ans plus tard, l’équipe a réussi à attirer les Championnats mondiaux dans la région après avoir bâti une crédibilité auprès de la Fédération internationale.

Pour l’occasion, les invités séjournent à différents endroits près du site. Le club local s’est occupé de la nourriture, de l’hébergement, de la logistique et du transport en autobus, et ce, dès leur arrivée en sol québécois. Claudette Bergeron affirme qu’il y a eu beaucoup d’exigences face à l’organisation.

«L’aménagement des lieux, les commanditaires, la climatisation, les trophées, tout cela n’était pas à moindres coûts.» Trois champs clos et une terrasse ont été aménagés spécialement pour le championnat.

Toutefois, Mme Bergeron croit que les sportifs seront agréablement surpris de leur séjour. «C’est la première fois que le championnat sort de l’Europe. Le fait que ça se passe ici, à Saint-Léonard-d’Aston, c’est quelque chose,» dit l’organisatrice. «Ici, ils sont gâtés», ajoute-t-elle.

En 2020, le Championnat mondial pourrait prendre place à Tokyo. La grande finale aura lieu dès 15 h ce samedi au Complexe Chez Boris, situé sur la rue de la Station.