Ayrton Climo poursuit l’organisation du Monaco, l’Autorité sportive nationale du Canada, l’Eastern Canadian Karting Championship et le Grand Prix de Trois-Rivières pour la somme de 4,6 millions de dollars.

Le Monaco poursuivi pour 4,6 millions $

TROIS-RIVIÈRES — Ayrton Climo, ce jeune pilote américain qui avait été gravement blessé lors d’un accident de karting au Monaco de Trois-Rivières en 2014, poursuit désormais l’organisation pour la somme de 4,6 millions de dollars. L’Autorité sportive nationale du Canada, l’Eastern Canadian Karting Championship et le Grand Prix de Trois-Rivières figurent également sur la poursuite intentée par la famille Climo.

Rappelons que le 1er août 2014, la vie du coureur automobile a basculé en l’espace d’un virage. En effet, Climo, qui compétitionnait dans la catégorie Rotax Senior, prenait part à une séance d’essais lorsque son kart avait frappé des bottes de foin à la sortie du virage cinq. Il avait alors été éjecté de son véhicule avant d’être frappé par deux autres bolides qui le suivaient.

À la suite de cette collision, les médecins lui avaient diagnostiqué un traumatisme crânien sévère. Son état de santé avait même été considéré comme critique pendant une dizaine de jours, si bien qu’une partie de son crâne avait dû être retirée afin de libérer la pression causée par son cerveau qui était trop enflé.

Le jeune homme, qui était âgé de 18 ans à ce moment-là, était demeuré dans le coma durant deux mois au Centre hospitalier régional de Trois-Rivières. Sorti de celui-ci, il avait finalement pu être transféré par avion dans un centre de soins plus près de son domicile, en Virginie.

À la suite de son accident, le coureur automobile était demeuré dans le coma durant deux mois au Centre hospitalier régional de Trois-Rivières.

Une piste non sécuritaire
Selon le recours, Ayrton Climo poursuit ces organisations puisqu’il juge qu’elles n’ont pas été en mesure de construire une piste de course sécuritaire et que les bottes de foin n’étaient pas réglementaires. Les assurances du principal intéressé pourraient également être au cœur du litige. En effet, il semblerait que celles-ci ne couvraient pas les frais médicaux au Canada.

Ainsi, cela viendrait justifier une partie du montant demandé par le pilote prénommé en l’honneur de la légende Ayrton Senna.

Une poursuite réaliste ?
En 2014, Francis Mondou, un pilote de Shawinigan, avait mis sur pied une importante mobilisation pour la cause du coureur américain.

Aujourd’hui, il avoue être quelque peu sceptique face à cette poursuite.

«Je sais qu’il a été gravement blessé, mais je ne sais pas si ça a du sens d’actionner les pistes chaque fois qu’il y a un accident. Lorsqu’on participe à une course, ce sont des choses qui peuvent arriver, ça fait partie des risques du métier. Je ne sais pas exactement sur quoi il se base pour intenter une poursuite, mais je ne pense pas que ce soit logique. Il était quand même sur une piste de course», explique-t-il.

Pour sa part, Pierre Simard, qui était directeur général du Monaco à cette époque, a préféré ne pas commenter la situation.