Carter Hutton connaît de bons moments avec les Blues de Saint-Louis, alors que la course aux séries s’intensifie. À 32 ans, il présente ses meilleures statistiques en carrière.

Le moment de passer le témoin à Hutton ?

CHRONIQUE / Les Blues de Saint-Louis connaissent un début d’année en dents de scie. Dans la très compétitive section Centrale de la LNH, ce n’est jamais une bonne chose.

Année après année, on dirait que les Blues ont (presque) toujours le même problème. Ils n’ont pas eu de stabilité, entre les poteaux, depuis les belles années de Curtis Joseph.

Cette année, Jake Allen a hérité du poste de gardien titulaire. Les résultats ne sont pas très concluants.

Sa doublure, Carter Hutton, a été d’office lors des meilleurs matches de l’équipe au cours des dernières semaines.

Alors que la course aux séries éliminatoires s’intensifie, le temps serait-il venu de laisser la place à cet éternel second ?

On sent l’athlète de 32 ans anxieux. Prêt à relever un nouveau défi.

« Jake et moi, nous sommes de très bons amis, a-t-il pris soin de spécifier lors de son plus récent passage à Ottawa. Évidemment, comme partout ailleurs, il y a un petit climat de compétition, très sain, entre les deux gardiens. Quand on se pousse dans le dos, mutuellement, c’est l’équipe qui sort gagnante. »

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Hutton vit sa huitième saison dans les rangs professionnels, mais ses statistiques n’ont jamais été si bonnes. Il attribue ses récents succès l’expérience. Il commence à bien connaître ses rivaux.

« J’ai passé un tout petit peu de temps dans l’organisation des Sharks de San Jose à ma sortie des rangs universitaires. Sinon, j’ai passé l’essentiel de ma carrière dans la section Centrale », dit celui qui est passé par Chicago et par Nashville avant d’aboutir à Saint-Louis.

« J’ai appris, au fil des ans, que c’est toujours serré. Tu peux entreprendre la saison en pensant que c’est ton année. Tu seras toujours surpris. Il y aura toujours une équipe qui va sortir de nulle part pour venir brouiller les cartes. »

« C’est ce qui rend les choses vraiment intéressantes, je pense. »

Cette saison, les Jets de Winnipeg causent la surprise. Ils ont réussi à s’installer en première place.

Les Blues s’accrochent pour l’instant à la troisième position. Ce n’est pas une situation idéale. L’équipe de troisième place entreprend la première ronde des séries éliminatoires sur la route.

Sans jouir de l’avantage de la glace, l’équipe qui terminera au troisième rang de la section Centrale sera assurée d’affronter une très bonne équipe au premier tour des séries.

Hutton ne veut pas se lancer dans les délicates analyses.

« Je ne suis pas trop habile avec les X et les O. Quand je saute sur la patinoire, mon travail consiste à stopper la rondelle. »

« Je crois quand même en nos chances. Nous avons juste besoin d’un peu de repos, je pense. Les deux derniers mois ont été taxants. Nous avons joué beaucoup de hockey. »

Si c’est vrai, la pause du Match des étoiles tombera à point.

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La pause devrait permettre aux blessés de se reposer. Jaden Schwartz était probablement le meilleur attaquant à Saint-Louis avant de subir une blessure assez sérieuse à une cheville. Il n’a pas joué depuis six longues semaines.

« C’est un gros morceau. Quand il reviendra, il fera une grosse différence », croit Hutton. 

« Je garde confiance. Nous avons une brigade défensive spéciale. Nos défenseurs sont costauds, mais ils ne sont pas lents. Ils sont capables de se déplacer. Notre profondeur nous sera très utile. »

Nos trois étoiles de la semaine

1. Gallant

Qui d’autre ? Les Golden Knights de Vegas déjouent tous les pronostics depuis le début de la saison. Il ne semble pas y avoir de limites pour cette surprenante équipe d’expansion. La semaine dernière, ils ont traversé le continent pour affronter la meilleure formation de l’Association Est. Ils ont signé une victoire convaincante de 4-1 à Tampa. À la mi-saison, l’entraîneur-chef Gerard Gallant possède une bonne longueur d’avance dans la course au trophée Jack-Adams. Quand le plus grand entraîneur de tous les temps vous lance des fleurs, c’est signe que les choses vont drôlement bien. « J’adore la façon dont les Knights jouent. Ils sont intenses. Ils sont rapides. Leurs quatre trios s’impliquent, leurs défenseurs aussi. Ils misent sur un gardien de haut niveau en Fleury. Ils ont surtout l’air d’apprécier leur coach », a déclaré Scotty Bowman au Las Vegas Review-Journal.

2. MacKinnon

Si les Golden Knights ne trônaient pas au sommet du classement général, l’Avalanche du Colorado serait l’équipe la plus surprenante de la LNH. Quand cette formation a sauté sur la patinoire, lundi soir à Toronto, elle visait une dixième victoire consécutive. Dans cette séquence victorieuse, une supervedette est en train d’éclore. Nathan MacKinnon a récolté pas moins de 19 points en neuf parties. Si rien ne change, MacKinnon devrait atteindre de nouveaux sommets personnels en ce qui a trait aux buts et aux mentions d’aide avant même de disputer son 50e match de la saison. Ses récentes déclarations nous laissent croire qu’il ne manque pas de confiance en ses moyens. « À l’heure actuelle, je crois que je fais partie des principaux candidats », a-t-il répondu au Denver Post quand le trophée Hart a fait surface. « On ne décerne pas ce trophée en janvier », a-t-il précisé.

3. Demers

On ne parle pas trop souvent des Coyotes de l’Arizona dans cette rubrique. Tout n’est quand même pas mauvais au sein de l’équipe qui occupe le dernier rang au classement général. Le Québécois Jason Demers a pourtant abordé la nouvelle semaine avec le vent dans les voiles. En quatre matches, du 13 au 20 janvier, le défenseur droitier a récolté trois mentions d’aide et conservé un différentiel de plus sept. Nos collègues du quotidien Arizona Republic nous ont appris qu’un récent « tête-à-tête » avec l’entraîneur-chef Rick Tocchet a contribué à relancer sa saison. « Notre entraîneur responsable de la défensive, Scott Allen, était aussi présent. Nous avons regardé des vidéos. Rick m’a demandé ce que je pensais de ma façon de jouer. La conversation qui a suivi fut très franche. Ce fut apprécié. J’aime quand on me dit les choses telles qu’elles sont », a commenté le joueur de 29 ans.