Les hockeyeurs Anthony Richard, Alexis D'Aoust et Frédérick Gaudreau ont rencontré 70 jeunes afin de leur livrer un message sur l'importance de la ténacité.

Le modèle de ténacité est de retour

Dans la vie, il ne faut jamais arrêter de croire en ses rêves. Ce principe, Frédérick Gaudreau l'a très bien saisi.
L'attaquant des Predators de Nashville était de passage à Saint-Étienne-des-Grès, mercredi, afin de prendre part à la Classique Hockey 2017, un événement qui était destiné aux jeunes de la région, dont certains proviennent d'un milieu défavorisé.
Au cours de cette journée, les tout-petits ont pu s'inspirer de ses témoignages, en plus de disputer un match amical au cours duquel étaient également présents Anthony Richard, un autre membre de l'organisation des Predators, ainsi que l'ancien capitaine des Cataractes, Alexis D'Aoust.
«En tant que joueur, je trouve que c'est important de redonner envers les jeunes. J'ai tout de suit accepté de venir ici lorsqu'on me l'a demandé. C'est toujours plaisant de revenir ici, j'ai eu de bons moments durant mes années dans le junior»,  indiquait Gaudreau.
Ne jamais lâcher
Le mot résilience est certainement celui qui décrit le mieux la carrière de hockeyeur du Bromontois. Il a été retranché à quelques reprises durant son hockey mineur, a subi une grave blessure à sa première saison dans le midget AAA et il n'a jamais eu le plaisir d'entendre son nom être nommé lors des repêchages de la LHJMQ et de la Ligue nationale de hockey.
C'est entre autres pour ces raisons que Gaudreau ne refuse jamais de rencontrer les jeunes de la province. Il souhaite que le parcours qu'il a vécu puisse les inspirer à toujours croire en leurs rêves.
«Le mot d'ordre de la journée c'était de toujours persévérer malgré les épreuves, car ce ne sera pas toujours facile. C'est pour cette raison qu'il faut constamment y croire et continuer à pousser. Je voulais aussi leur faire réaliser que c'est en vivant des épreuves plus difficiles que l'on grandit en tant que personne».
Rien n'est encore joué
L'ancien joueur des Cataractes de Shawinigan a été le principal acteur d'un scénario digne de Disney le printemps dernier. En l'espace de quelques semaines, il est passé des Admirals de Milwaukee - le club-école de Nashville - à l'équipe d'entraînement des Black Aces pour finalement aboutir dans formation partante des Prédateurs en raison des nombreux blessés.
Le reste de l'histoire, tous les amateurs de hockey du Québec la connaissent. Gaudreau a réussi à garder sa place dans l'alignement et a inscrit trois buts en finale de la Coupe Stanley. Le patineur de 24 ans avait été la coqueluche des partisans qui lui avaient donné le surnom de «Freddy hockey».
Malgré l'aventure peu commune qu'il a vécue, Gaudreau ne tient rien pour acquis en vue de la prochaine saison. Son cheminement antérieur lui a appris que rien n'était joué d'avance et c'est avec cette mentalité qu'il compte se rapporter au Tennessee pour le début du camp d'entraînement.
«Je n'ai jamais eu dans l'esprit que j'allais avoir ma place avec l'équipe.  C'est certain que l'expérience du printemps dernier me donne un coup de main, mais j'ai encore des choses à prouver. Toute ma carrière j'ai dû me battre et c'est ce que je vais tenter de faire là-bas», assure-t-il.
Même s'il n'a pas passé un été typique au niveau de l'entraînement, Frédérick Gaudreau assure qu'il se sent d'attaque pour relever les défis qui se présenteront devant lui lors de la prochaine campagne.
Il retournera à l'entrainement dès jeudi, à Drummondville, où il entend profiter de chaque journée afin d'être au sommet de son art lors qu'il quittera pour Nashville.
70 jeunes inspirés
Environ 70 jeunes étaient au rendez-vous pour cette deuxième édition de la Classique Hockey. Au cours de l'activité organisée par Samuel Duranceau-Cloutier, les tout-petits ont pu assister à une conférence sur la persévérance scolaire, recevoir des autographes des joueurs présents et jouer avec eux sur les surfaces de dekhockey de la municipalité.