Les jeunes Maple Leafs ont les outils pour conquérir la planète LNH.

Le miracle torontois

COMMENTAIRE / Partisans du Canadien, je vous invite à prendre place à bord de la caravane de l’espoir: celle des Maple Leafs de Toronto. Vrai que la relation n’a pas toujours été au beau fixe au cours des dernières années mais, en toute honnêteté, qui préférez-vous voir avancer au deuxième tour des séries éliminatoires? Les méchants Bruins de Boston ou encore les (beaucoup moins) détestables Leafs? Entre encourager Brad Marchand ou Auston Matthews, le choix apparaît bien facile.

Une fois ce premier tour franchi, la jeune bande torontoise aura l’impulsion nécessaire pour tasser de sa route le Lightning de Tampa Bay et toute autre formation qui osera sortir gagnante de la division Métropolitaine. Ensuite, comme plat de résistance, une première finale toute canadienne depuis 1989, face aux Jets de Winnipeg.

Est-ce irréaliste, tout ça? Peut-être. Rien n’empêche de rêver. Après tout, les partisans ont été bien peu gâtés au pays de Justin Trudeau depuis le printemps magique de 1993 signé Patrick Roy.

La dernière présence en finale d’une équipe canadienne remonte à 2011 lors de la défaite des Canucks de Vancouver d’Alain Vigneault, en sept matchs. Il y a aussi eu les Sénateurs d’Ottawa (2007), les Oilers d’Edmonton (2006) et les Flames de Calgary (2004) et encore les Canucks (1994) qui ont mordu la poussière depuis le début de la disette nationale.

Les Maple Leafs ont beau être jeunes, ils jouissent d’un alignement passablement complet. Avec Matthews en santé – il a raté 20 matchs – Toronto aurait chauffé Tampa Bay et Boston pour le titre de la division et serait davantage considéré pour soulever le précieux trophée.

Après 25 ans, il est temps de ramener la coupe Stanley au pays. Et quoi de mieux qu’une finale toute canadienne pour couronner le tout? Tout ça, à l’avantage des Maple Leafs, dont le dernier sacre remonte à 1967!