Mikaël Zewski devrait connaître l’identité de son prochain adversaire aujourd’hui. Son prochain combat sera déterminant pour le Trifluvien, qui caresse le rêve d’obtenir une chance en championnat du monde. Actuellement classé 13e par la WBC, Zewski devrait se retrouver dans le top 10 s’il l’emporte le 1er décembre.

«Le meilleur boxeur de l’histoire de la Mauricie»

TROIS-RIVIÈRES — Incapable d’obtenir l’approbation du WBC pour sanctionner le duel entre Mikaël Zewski (31-1, 22 K.-O.) et Ali Funeka (39-10-3, 31 K.-O.), Yvon Michel ne s’est pas entêté et il travaille actuellement sur un plan B afin de permettre à son protégé de défendre son titre international chez les 147 livres le 1er décembre au centre Vidéotron. Le Grand Manitou du Groupe GYM et Zewski sont d’accord: cette sortie doit lui permettre de faire un bond au classement, question de mettre la table pour une année 2019 explosive.

L’identité de son nouvel adversaire sera connue dans les prochaines heures, quand le WBC donnera son accord.

«Une victoire le 1er décembre va amener Mikaël dans le top 10 s’il défend son titre», explique Michel, «alors c’est le seul scénario qui est valable à nos yeux.»

Michel s’explique quand même mal que le WBC ait refusé Funeka. «Ça n’arrive pas souvent. Je comprends qu’il avait perdu ses cinq derniers combats mais il avait été compétitif. Il aurait donné un combat très technique à Mikaël. À part Ponomarev, j’estime qu’il aurait été son meilleur test en carrière», analyse-t-il. «Mais bon, on a trouvé un gars encore plus solide. Il a boxé à quelques reprises sur les ondes de PBC. Il est différent, le combat sera plus physique. Ça devrait donner un excellent spectacle.»

Ce combat, Zewski doit le dominer pour se retrouver sous les feux de la rampe en 2019. «Pour devenir attrayant, il doit gagner et être spectaculaire en même temps. Avec tout ce qui se passe dans la boxe actuellement sur la planète, il y aura des opportunités pour ceux qui livrent la marchandise. Nous avons trois championnats du monde dans nos rangs, nous sommes donc extrêmement sollicités. Ça ne peut que nous aider à négocier de belles choses pour nos autres boxeurs. Ils sont tous au courant de la situation. S’ils me donnent des munitions, je vais pouvoir leur trouver de très belles opportunités.»

Michel s’attend donc à mesurer Zewski à la fine élite dans la prochaine année. «Nous y arrivons. Il aura de très gros défis à relever. J’ai confiance en lui. Nous n’avons pas de contrat ensemble, on fonctionne avec une poignée de main. On ne peut pas faire ça avec tout le monde mais avec Mikaël, je sais qu’il va tout donner pour aller au maximum de ses habiletés et il sait que je vais pousser le plus fort possible pour l’amener en championnat du monde.»

UN GALA EN MAURICIE?

L’année 2019 devrait aussi permettre à Zewski de réaliser son rêve de se battre dans son patelin. C’est passé proche l’été passé, GYM et les Aigles ayant eu des négociations pour un gala à la fin de l’été.

«Le projet a été mis sur la glace parce que Mikaël a subi une blessure à l’entraînement. Sans cette blessure, j’étais prêt à aller de l’avant, même sans partenaires dans le milieu», confie Michel, qui promet de revenir rapidement à la charge. «J’ai hâte que les gens réalisent qu’il est le meilleur boxeur de l’histoire de la Mauricie. Et qu’il y a plus à écrire qu’il y en a d’écrit sur sa carrière, que les plus belles choses s’en viennent. En plus, à l’extérieur du ring, il est un ambassadeur pour notre sport. Un jeune homme intelligent, charismatique. Le projet de monter un gala à Trois-Rivières est toujours bien vivant.»

Pour que tous ces grands projets s’enclenchent, Zewski doit toutefois être convaincant le 1er décembre. Dans cette optique, le plus tôt il saura contre qui il va devoir se battre, le mieux ce sera...

CARNET DE NOTES

Michel cherche depuis quelques jours des adversaires pour Zewski et Sébastien Bouchard (17-1, 7 K.-O.), auteur d’un fulgurant K.-O. la semaine dernière. Même s’ils évoluent tous les deux chez les 147 livres, pas question toutefois de les placer sur le même ring!

«Ce sont des gars qui s’entraident à l’entraînement. On a des plans pour eux, ils sont importants tous les deux pour notre organisation. Ils peuvent très bien faire leur chemin chacun de leur côté.»