François Pratte sera en quête d’une sixième victoire en autant de combats chez les professionnels, le 10 février à Shawinigan.

«Le meilleur adversaire de ma carrière»

Trois-Rivières — Les promoteurs du gala de boxe du 10 février au Centre Gervais Auto de Shawinigan ont pigé au Mexique pour dénicher des adversaires aux protégés locaux François Pratte et Jordan Balmir.

Pour son sixième combat chez les professionnels, le Trifluvien Pratte (5-0) aura dans les pattes un rival au dossier immaculé. Âgé de 24 ans, Daniel Cruz (4-0, 1 K.-O.) en sera à une première sortie à l’extérieur du Mexique. «C’est le meilleur adversaire de ma carrière. C’est un gars très technique et rapide mais qui n’est pas un énorme cogneur. Je vais devoir me méfier car il est très bon en contre-attaque», analyse le boxeur de 27 ans.

Plongé dans l’incertitude quant à son avenir à chaque fois qu’il grimpe dans l’arène depuis le début de sa carrière, Pratte peut enfin voir un plan se dessiner devant lui. Bien qu’il ne possède toujours pas de contrat en bonne et due forme avec un promoteur, il est déjà assuré que Pratte aura droit à un test encore plus relevé ce printemps, en cas de victoire.

«C’est la première fois qu’il y a une suite prévue pour moi. Tout va dépendre de ce que je fais, mais c’est très motivant. De voir que quelque chose d’autre m’attend, ça me force à pousser encore plus au gym», admet le quintuple champion canadien dans les rangs amateurs. «Ce qui m’importe le plus, c’est de me battre. Éventuellement, si quelqu’un est intéressé à me signer, je vais être prêt!»

Jordan Balmir tentera aussi de conserver son dossier parfait pour son combat au Centre Gervais Auto.

Preuve d’une certaine progression, Pratte aura droit à un duel de six rounds, contrairement aux quatre rounds auxquels il est habitué. Ces deux rounds supplémentaires pourraient lui permettre d’enregistrer un premier K.-O. à sa fiche. Même si l’attrait du K.-O. est grand, Pratte demeure rationnel dans son approche du combat.

«C’est certain que tout boxeur veut le K.-O. Mais je ne pense pas à ça sans arrêt. À mon dernier combat, mon adversaire est allé deux fois au tapis. Avec deux rounds de plus, je suis pas mal certain qu’il ne se serait pas relevé. En bout de ligne, je dois surtout être efficace et ne pas juste viser le K.-O.», souligne celui qui travaille constamment sur sa puissance au gymnase.

un vétéran pour balmir
Quant à Jordan «Django» Balmir (7-0, 5 K.-O.), il en découdra avec Uriel Hernandez (13-4, 7 K.-O.), son plus important test depuis ses débuts professionnels en mai 2016. Hernandez en sera à une deuxième présence au pays en quelques mois. En octobre dernier, à Hamilton, le vétéran de 34 ans avait encaissé une défaite par décision unanime devant Jessie Wilcox. En 17 combats, le Mexicain a été mis hors de combat une seule fois.

Après une année 2017 bien remplie, avec cinq victoires en autant de sorties, Balmir espère poursuivre sur sa lancée en 2018. À vrai dire, il aimerait être le boxeur québécois le plus actif cette année. Rien de moins!

«Contrairement à la majorité des boxeurs professionnels, je n’ai pas une grande expérience chez les amateurs avec une vingtaine de combats seulement. Alors, le plus d’action que je peux voir, le mieux ça sera pour moi», explique-t-il, bien heureux de voir un candidat expérimenté lui être proposé pour le 10 février.

«J’excelle sous pression. Meilleur est mon adversaire, mieux je performe. Pour le reste, ma préparation demeure la même, peu importe le boxeur qui est devant moi.»