Le Lightning aura besoin d’un Andrei Vasilevskiy en grande forme pour réussir à procurer à ses partisans une première Coupe Stanley depuis 2004.

Le Lightning, qui d’autre?

Au sein des quatre grandes ligues en Amérique du Nord, la plupart des observateurs s’entendent pour dire que c’est dans la LNH que surviennent souvent les plus belles surprises en séries. Cette théorie ne s’appliquera pas ce printemps: la meilleure équipe, le Lightning de Tampa Bay, raflera tout sur son passage.

Récapitulons: 62 victoires, 12 de plus que leurs plus proches poursuivants, plus de 300 buts marqués, une défensive expérimentée menée par Victor Hedman et deux trios dévastateurs misant sur le champion pointeur de la LNH Nikita Kucherov (128 points) et un des meilleurs tireurs d’élite de sa génération (Steven Stamkos). Derrière, certains diront que Andrei Vasilevskiy a profité de cette force de frappe et de l’étanchéité à la ligne bleue pour gonfler ses stats. Je rappellerais à ces gens que le gardien de 24 ans a conservé un taux d’efficacité de ,925.

Tampa Bay Lightning goaltender Andrei Vasilevskiy (88) makes a stick save on a shot by the Washington Capitals during the first period of an NHL hockey game Saturday, March 30, 2019, in Tampa, Fla. (AP Photo/Chris O'Meara)

Certains vétérans journalistes, avec assez d’expérience pour avoir couvert le hockey du début de la décennie 80, n’hésitent pas à comparer cette cuvée aux grandes dynasties des Islanders et des Oilers. Il faut remonter au début des années 2000, avec les Red Wings de Steve Yzerman, pour voir un club se détacher autant de la compétition en saison. Le Lightning rencontrera beaucoup d’adversité dès la deuxième ronde en affrontant les Bruins, mais il saura se faufiler jusqu’en finale, où on aura droit à un copier-coller de la finale de 2004 contre Calgary. Pariez sur un duel épique de sept matchs en juin!