Le bénévole, Pascal Beaudoin désinfecte les vestiaires ainsi que les espaces réservés aux spectateurs à l’aide d’une machine qui émet de la vapeur.
Le bénévole, Pascal Beaudoin désinfecte les vestiaires ainsi que les espaces réservés aux spectateurs à l’aide d’une machine qui émet de la vapeur.

Le hockey s’installe en pleine canicule

TROIS-RIVIÈRES — Ce n’est pas la chaleur caniculaire qui allait empêcher les jeunes hockeyeurs de reprendre l’action en participant à la compétition Les rois de la glace, le premier tournoi de hockey estival de la saison. Dans cette vague de reprises des activités, l’école de hockey Julie Robitaille concluait quant à elle sa deuxième semaine d’exercice.

Ce n’est pas un secret, le hockey est une religion au Québec. Malgré que le tournoi débutait à peine ses hostilités, la frénésie était palpable à quelques pas de la sortie où les quelques dizaines de parents préparaient des stratégies et s’affairaient à étudier les autres équipes, se partageant diverses statistiques et les joueurs à surveiller.

Les jeunes athlètes peinaient évidemment à cacher leur enthousiasme, à quelques minutes de disputer un premier match, en plus de trois mois.

«On est vraiment content. Ça va être plaisant de revoir nos amis et de pouvoir compter des buts outre que dans la rue», a renchéri un jeune groupe de hockeyeurs qui faisait les milles pas à l’extérieur, trop excité d’enfin sauter sur la glace.

Si le tournoi accueille habituellement une trentaine d’équipes nécessitant une préparation de neuf mois, ce sont actuellement 20 équipes qui se disputeront les honneurs, cette fin de semaine, à l’aréna Jean-Guy Talbot et au Complexe sportif les deux glaces de Saint-Louis-de-de-France.

«Dans les trois dernières semaines, j’ai mis un minimum de 400 heures dans le projet. C’est énormément de gestion et ce n’est pas en lien avec le tournoi comme tel, mais plutôt avec les procédures, les règles et l’application des mesures. C’est beaucoup de choses à penser, mais le sourire des jeunes en vaut le coup», a expliqué le président de la compétition, Roger Larivière.

Les démarches à suivre

«Quand on a décidé de tenir nos tournois, on s’est informé des recommandations de la santé publique. Ainsi, on accepte un maximum de 50 personnes à l’intérieur des lieux. Les équipes sont composées de 11 joueurs. Il y a, de plus, deux arbitres, un marqueur, celui qui s’occupe de resurfacer la glace, quelques parents et nous, les organisateurs. On suggère fortement le port du masque et on les offre gratuitement à l’entrée. On veut se protéger au maximum afin de permettre aux jeunes d’exercer leur passion», toujours selon le principal organisateur qui tenait ardemment à souligner le travail de ses nombreux bénévoles.

À l’arrivée des parents et des joueurs, l’organisation s’attarde à expliquer les différentes procédures. Cela comprend entre autres de récolter l’identité des spectateurs et leurs coordonnées. Grâce à ce registre, s’il y a un l’apparition d’un cas, il sera plus facile de joindre les différents individus, afin d’éviter une propagation. Chaque équipe peut être accompagnée de onze spectateurs, soit le nombre de joueurs. Les gens ne peuvent pas circuler dans l’aréna et doivent se présenter derrière le banc de leur formation et y rester jusqu’à la fin de la rencontre. Lorsque le temps est écoulé, les gens sont invités à sortir dès que possible afin que les lieux puissent être désinfectés.

S’adapter au fil du temps

Quant aux joueurs, lorsqu’ils arrivent, ils sont envoyés au vestiaire et doivent y rester jusqu’à ce que l’action débute.

«Dans la chambre, les joueurs doivent s’asseoir entre les marques de rubans adhésifs et l’entraîneur doit porter le masque en tout temps. Initialement, ça devait être seulement un entraîneur par chambre, finalement on en tolère deux, puisque ce sont de jeunes enfants et ils ne sont pas tous en mesure d’attacher leurs patins», a-t-il renchéri.

Comme le gouvernement du Québec le dit si bien, il faut s’adapter au contexte actuel. Les rois de la glace ont saisi le message et ont déjà apporté certains changements à leur manière de faire, quelques heures à peine, suivant la première mise au jeu. «Parmi les demandes de la santé publique, il est demandé de fermer la porte des vestiaires y incluant l’entraîneur. Ça ne faisait même pas une heure que le tournoi était lancé que les entraîneurs m’ont appelé pour me dire que ça ne fonctionnait pas. Ils m’ont expliqué que dans les formations, il est toujours mentionné de ne jamais rester seul avec des enfants. C’est vrai que ce n’est pas éthique et ça peut éviter de mauvaises interprétations. J’étais en accord avec eux, donc on a pris la décision de ne pas respecter cette mesure», toujours selon le président.

Cette fin de semaine, le tournoi accueille des hockeyeurs nés en 2010 et 2011. Ils proviennent de Québec, Montréal, Lanaudière, l’Estrie et naturellement, de la Mauricie et Centre-du-Québec. D’autres tournois s’amorçaient ailleurs en province.

«Cette année, le tournoi nécessite plus de frais que par le passé. On espère entrer dans nos dépenses», a-t-il lancé.

École de hockey Julie Robitaille

Le camp de perfectionnement de Julie Robitaille terminait vendredi sa deuxième semaine d’activités. La reprise de l’action représentait un plaisir incommensurable pour les adeptes et le sourire et le plaisir de ces derniers éclairaient le Complexe sportif les deux glaces de Saint-Louis-de-de-France, pourtant vide de spectateurs.

«J’ai un jeune homme qui vient d’Ottawa, il voyage le matin et le soir. Il part de là-bas vers deux heures, le matin et n’arrive pas chez lui avant 7 heures, le soir. Ça veut tout dire! Je l’ai vu dès le début du camp, les joueurs patinaient comme si on était en séries éliminatoires. Ça fait un bien immense, c’est vraiment unique, cette année», s’est exclamé le directeur des programmes de l’école de hockey Julie Robitaille, Brian Bourassa.