Simon Kean a réalisé un vieux rêve mercredi en s'entraînant au beau milieu du centre-ville.

Le Grizzly sort de sa tanière

Il se fait appeler le Grizzly, mais il faudra peut-être le surnommer le businessman. Simon Kean (9-0, 8 K.-O.) a réalisé mercredi un vieux rêve en s'entraînant en public devant ses partisans, dans les rues du centre-ville de Trois-Rivières.
Quelques centaines de personnes ont défilé aux abords du ring qui avait été installé au coin des rues des Forges et Badeaux, en plus des terrasses qui étaient remplies pour une des rares belles soirées ce printemps.
À 10 jours de son combat à l'Olympia de Montréal face au Brésilien Marcelo Luiz Nascimento (23-14, 20 K.-O.) pour le titre intercontinental de la International Boxing Organization, Kean est au plus fort de son camp d'entraînement.
«Ça fait des années que je pensais à un entraînement à l'extérieur, lorsque je boxais chez les amateurs, mais ça ne s'était jamais concrétisé. Je n'avais pas le même encadrement. Quand j'en ai parlé à Eye of the Tiger Management, ils ont accepté tout de suite», raconte le Trifluvien.
«Il y a vraiment un grand contraste dans ma préparation et dans l'appui que je reçois. Je me considère tellement chanceux.»
Deux partenaires d'entraînement ont été invités à enfiler les gants face à Kean lors de cette séance d'entraînement, soit le champion canadien amateur Alexis Barrière et le poids lourd Éric Martel-Bahoéli. Ce dernier, fraîchement retraité, a ainsi rendu service à son bon ami qu'il compte appuyer toute sa carrière.
«Simon, je le vois champion du monde. Il progresse énormément. Il a le caractère qui permet de passer au prochain niveau. Ce n'est pas tous les boxeurs qui ont ça. Mettre les gants avec lui, avant, ça ne me dérangeait pas, mais maintenant, je trouve ça pas mal moins le fun
En tête d'affiche
Le 17 juin, c'est l'olympien qui sera la tête d'affiche du gala Fight Club 23, et ce, même si des boxeurs bien connus comme Yves Ulysse fils et Steven Butler seront aussi en action. La carte sera diffusée en direct sur les ondes de TVA Sports. Visiblement, EOTTM et le promoteur Camille Estephan ne lésinent pas pour vendre leur poulain.
«Simon a eu plusieurs partenaires d'entraînement, et il n'en a pas l'habitude. Camille lui avait dit que pour bien se préparer, il allait avoir plusieurs partenaires. C'est rare parce que souvent, les gars se tannent de recevoir des tapes au museau. Il a affronté beaucoup de qualité, ça devrait être bon», souligne l'entraîneur Jimmy Boisvert.