Pierre Lavoie, Philippe Laprise, Louis-François Marcotte et Alexandre Cusson feront la Boucle du Grand défi Pierre Lavoie dans la région de Drummondville le 15 juin prochain.

Le Grand défi Pierre Lavoie s’amène à Drummondville

DRUMMONDVILLE — Ce sont environ 6000 cyclistes qui vont parcourir la Boucle de 135 kilomètres du Grand défi Pierre Lavoie, qui se tiendra dans la région de Drummondville le 15 juin prochain. Les cyclistes débutants et expérimentés sont invités à se joindre aux experts du 1000 kilomètres le temps de cette huitième étape.

Comme d’habitude, les 135 kilomètres se feront sans circulation automobile routière ni chronomètre. « La boucle à Drummondville, c’est important, car c’est au centre du Québec. On est allés à Montréal, on est allés à Québec, maintenant je trouvais qu’aller au centre était génial, puisque Sherbrooke n’est pas très loin, également », décrit Pierre Lavoie, le cofondateur du Défi.

Ce défi est pour tout le monde, indique M. Lavoie, qui veut que l’événement soit le plus inclusif possible. « L’avantage de la boucle, c’est qu’on fait le tour de plusieurs petits villages. Ça fait quelque chose de très festif. Le circuit est plat. 80 % des gens qui viennent faire la boucle sont normalement sédentaires. Ils ont commencé à faire de l’activité physique et se servent du vélo comme outil de changement. La distance est longue, mais c’est voulu. On veut leur faire un peu peur pour qu’ils n’aient pas le choix de changer leur mode de vie pour réaliser l’objectif », analyse le cycliste natif de L’Anse-Saint-Jean.

Philippe Laprise est l’exemple parfait de quelqu’un qui a pu changer de mode de vie. Il y a quelques années, l’humoriste s’est donné le défi de se remettre en forme. Résultat? Avec son équipe, il parcourt les 1000 kilomètres qui séparent Saguenay de Montréal. Il fait donc environ 400 kilomètres en 60 heures lors de cet événement.

« Je trouve ça important de donner l’exemple. Malgré le fait que je suis à 280 livres, je roule quand même 3000 kilomètres par année et je suis capable de le faire. Il faut que je m’entraîne, je fais des efforts dans tout. Je me sens bien comme ça. C’est important de montrer à tous les enfants et à tous les parents que c’est possible de se reprendre en main, peu importe l’âge », assure l’humoriste.

Est-ce que le vélo est pour lui une passion ou seulement une méthode de remise en forme? « C’est les deux. Avant, je le faisais pour me maintenir en forme et là je le fais car j’en ai vraiment besoin. Quand je ne bouge pas pendant une semaine, je m’ankylose, je ne me sens pas bien. Quand je me remets à pédaler, toute l’endorphine et la joie remontent à la tête. Là ça fait du bien et c’est le fun », résume-t-il.

Alexandre Cusson de la partie

De son côté, le maire de Drummondville, Alexandre Cusson, est très enthousiaste en vue de cet événement qui pourrait attirer jusqu’à 6000 cyclistes dans sa ville.

« D’une part, il y a toute la question de la communion aux valeurs des saines habitudes de vie. Nos décisions en termes d’infrastructures sportives sont toujours portées vers le plus grand nombre pour que le plus grand nombre », indique M. Cusson.

« En parallèle, il y a tout le rayonnement que ça peut donner à une ville et sa région, poursuit-il. Dans un contexte où l’on parle de pénurie de main-d’œuvre, on revient sur l’importance de faire connaître un milieu. On parle de 6000 participants, des bénévoles et des médias. Les employés municipaux, les partenaires et les entreprises ont rapidement adhéré à l’idée d’accueillir ceci à Drummondville », précise-t-il.

De plus, lors de l’événement, les participants seront appelés à voter pour le village le plus chaleureux. La municipalité gagnante se fera remettre un chèque de 10 000 $ qui servira à renouveler l’équipement sportif de son école primaire.

Par ailleurs, fermer 135 kilomètres de route s’avère à être tout un défi. « Ça prend de la compréhension. Parfois, dans les municipalités rurales, il n’y a qu’un chemin qui passe. Ça veut dire que pour un certain nombre d’heures, ça va être fermé. C’est une belle occasion de mobiliser la population », mentionne Alexandre Cusson.

Les gens d’affaires seront d’une grande aide. « La participation de la Ville de Drummondville est une participation en services. La portion financière qui est demandée aux autres est pleinement assurée, ici, par la communauté d’affaires », se réjouit le maire.

Pour couronner le tout, M. Cusson troquera son veston pour des vêtements de cycliste le 15 juin prochain. « Je suis quelqu’un qui marche beaucoup, je suis quand même en forme. Je fais très peu de vélo, donc je vais m’y mettre davantage. Le directeur général de l’Union des municipalités du Québec, Jasmin Savard, sera mon coach privé! »