Louis-Pierre Godin

Le golfeur Louis-Pierre Godin est condamné à l'excellence!

Quand tu veux t'abonner au circuit de golf le plus prestigieux sur la planète, tu es condamné à l'excellence! Louis-Pierre Godin en a été le témoin hier, en lever de rideau de la première phase des qualifications de la PGA qu'il dispute à Vero Beach en Floride.
En ramenant une carte de 73, le Trifluvien était relativement satisfait puisque les conditions de jeu n'étaient pas évidentes sur un terrain de 7500 verges protégé par un vent diabolique. Mais en rentrant au chalet, Godin a eu la désagréable surprise de constater que sa carte était loin d'être suffisante.
«Honnêtement, je ne pensais jamais être au milieu du peloton de 35 joueurs, je croyais être beaucoup plus près de la tête», soupirait Godin.
«J'ai vraiment bien joué, à part sur deux trous qui m'ont coûté des bogueys. Je n'ai pas autant converti de chances d'oiselets que j'aurais voulu par contre. Reste que j'ai abordé cette première ronde avec prudence, je ne voulais pas me sortir du tournoi en partant. Je dois maintenant adopter une attitude plus agressive pour la suite.»
Un ajustement assez facile à réaliser... mais qui comporte son lot de risques. «Mon driver va bien, je vais l'utiliser plus souvent. Je vais aussi viser davantage les drapeaux. Ça peut m'amener des chances d'oiselets à 10 pieds plutôt qu'à 25 ou 30, une position où c'est difficile de réussir le roulé. Reste que c'est une façon de jouer plus risquée. Je connais des gars qui sont dans le champ pratique avec moi actuellement et qui n'ont plus aucune chance de se qualifier après avoir joué une première ronde de 76 ou de 77. Ce sont pourtant de bons joueurs! La ligne est mince à ce niveau, surtout quand tu forces un peu les choses.»
Godin en est à sa troisième tentative pour se qualifier. Il croit que ça va prendre un cumulatif d'au minimum -5 pour passer à la ronde suivante, lui qui présente un coup au-dessus de la normale.
«Il va falloir que je joue mon meilleur golf dans des conditions assez stressantes! Même si j'en suis à ma troisième tentative, ce n'est pas évident de toujours contrôler ses nerfs. Tu sais que cette chance, elle ne passe qu'une fois par année. C'est un beau et grand défi qui m'attend au cours des prochains jours.»