Yannick Bibeau chapeautera le volet golf du sport-études à l’Académie les Estacades, au grand plaisir de Luce Mongrain, coordonnatrice des programmes sport-études de l’établissement.

Le golf effectue un retour

TROIS-RIVIÈRES — Le golf traverse une période difficile et doit trouver une façon de se bâtir une nouvelle clientèle. Golf Mauricie, en partenariat avec Golf Québec et l’Académie les Estacades, va relancer la concentration sport-études destinée aux adeptes de la petite balle blanche, qui était disparue depuis plusieurs années. Un besoin, selon Michel Martin, qui a travaillé étroitement sur le dossier pour Golf Mauricie.

«On a besoin de ce genre de programme. On a de très belles installations au Centre Alphonse-Desjardins, il faut s’en servir! On repart la machine en 2018-19», souligne Martin.

Ce n’est toutefois pas lui qui va encadrer les jeunes sur une base quotidienne. Ces responsabilités seront plutôt confiées à Yannick Bibeau. L’objectif de recrutement, fixé à six adolescents, est modeste, mais Martin croit que le programme peut viser une dizaine d’élèves à moyen terme. «On travaille avec trois commissions scolaires. Il y aura du golf, de l’entraînement physique et de la stratégie au menu. Pas besoin de frapper comme Tiger Woods pour s’engager dans le programme. Si un jeune a la passion et le désir de s’améliorer, on va en faire un très bon joueur. On peut penser pouvoir amener nos élèves à jouer la normale à partir du quatrième secondaire. Je pense que la formule est vraiment attrayante pour les jeunes. Pas un autre programme sport-études n’a accès à de meilleures infrastructures que les nôtres avec notre superficie de 125 pieds pour la frappe intérieure, de même que la dernière technologie en ce qui concerne les simulateurs.»

Le programme est en train de se finaliser, reste certaines ententes à boucler. Martin pense pouvoir convaincre quelques clubs de la région de s’impliquer activement. «C’est important que le milieu se mobilise autour de ce genre d’initiatives. On va développer notre relève. On va aussi tenter de dénicher des commanditaires pour fixer un coût d’inscription le plus bas possible. On a eu plus de 100 jeunes à une journée d’initiation la semaine dernière. C’est la preuve que si on y met les efforts, on va pouvoir arriver à de très bons résultats.»