Le football primaire, le football cadet de troisième division et les camps d’entraînement des principales équipes de la région sont en marche.

Le football de printemps est commencé

TROIS-RIVIÈRES — Les activités du football de printemps ont repris cette semaine, autant dans les écoles primaires que du côté des institutions d’enseignement secondaire.

Au Réseau du sport étudiant de la Mauricie, la tendance observée des dernières années se maintient, avec 22 écoles qui participent à la ligue de football primaire. Il y en a 12 sur le territoire de la Commission scolaire du Chemin-du-Roy, quatre dans la grande région de Shawinigan et six autres sur la rive sud. «C’est un sport qui se porte bien à ce niveau», confirme le directeur général Sean Cannon.

La ligue cadette du RSEQ amorce aussi son calendrier en fin de semaine. Il y a une équipe à La Tuque, une à Shawinigan et la dernière à Drummondville.

À Trois-Rivières, le Séminaire Saint-Joseph, l’Académie les Estacades et l’école secondaire Des Pionniers s’activent en vue de la saison automnale. Des matchs hors-concours aux niveaux cadet et juvénile sont ainsi programmés afin de mesurer le talent et la profondeur en vue du mois d’août. En ce qui a trait au football benjamin, l’heure est au recrutement. Et ce n’est pas si facile.

«Au Séminaire, c’est la première année où l’on commence à sentir les effets de la publicité négative par rapport aux commotions cérébrales», regrette le directeur des sports Charles Hébert. «En 2006, nous avions accueilli 96 joueurs benjamins. Par la suite, on s’est tenu à 70, puis 50. En ce moment, on a de 25 à 30 joueurs de secondaire 1.»

Aux Estacades, Pierre De Jean reconnaît la situation. «On est mûrs pour tenir un discours plus positif envers notre sport. Nous avons d’excellents porte-paroles au Québec, avec Charles-Antoine Sinotte et Laurent Duvernay-Tardif, entre autres. Il faut arrêter de diaboliser le football. On a fait nos devoirs depuis le temps, et cette mobilisation avait commencé avant la crise sur les commotions cérébrales. Nous sommes encore mieux outillés aujourd’hui.»

Le protocole de gestion des commotions cérébrales, publié par le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, est d’ailleurs facilement accessible pour les parents ou les étudiants qui ont des interrogations en lien avec les méthodes employées afin de prévenir les commotions et de bien les traiter.

«Le suivi quant au retour à la compétition pour le jeune athlète est primordial, mais le suivi du retour en classe l’est tout autant et là-dessus, on a fait du progrès», assure Charles Hébert, qui rappelle que son école travaillait déjà avec des spécialistes avant la publication du document par le MEES.

«Oui, on invitait des conférenciers pour renseigner les parents. C’est légitime de poser des questions, mais il faut aussi évacuer les idées préconçues. C’est ce qu’on tente encore de faire aujourd’hui en convaincant les gens que le football n’est pas plus dangereux que bien d’autres disciplines et que c’est sain d’y jouer.»