Le Drakkar de Martin Bernard met du temps à prendre le large, mais les derniers matchs sont plus encourageants que le difficile début de saison.

Le Drakkar sur une mer agitée

SHAWINIGAN — Les Cataractes vont tenter mercredi soir de stopper leur séquence de six défaites face au Drakkar de Baie-Comeau, une équipe qui navigue sur une mer agitée depuis le début de la saison.

Cette jeune formation bourrée de talent avait connu une belle progression en deuxième moitié de saison, ce qui laissait croire qu’elle était déjà prête pour se battre pour le titre de sa division. Or, elle vient tout juste de remonter la barre de ,500. «On se replace. On a gagné six de nos 10 derniers matchs. Il faut rester calme, ça fait partie du processus», clame Martin Bernard, pas trop surpris d’avoir eu à affronter une petite tempête à l’ouverture des barrières. Il avait vécu pas mal la même chose avec un alignement similaire, à sa deuxième saison à la barre des Cataractes.

«Il y a un peu d’attentes entourant l’équipe. On a plusieurs de nos joueurs admissibles au repêchage qui s’ajoutent de la pression. Globalement, on avait un paquet de jeunes à leur deuxième année dans la ligue, qui s’imaginaient peut-être que les choses seraient plus faciles avec de l’expérience», sourit le pilote natif de l’Estrie. 

«Quand je regarde notre fiche et celle des Cataractes à ma deuxième année, c’est quasiment identique. Il y a un apprentissage à faire là-dedans. Nos gars doivent rester dans le présent, éviter de regarder trop loin. Le repêchage, par exemple, ce n’est pas demain après-midi! Il reste beaucoup de hockey d’ici là, ça ne donne rien d’essayer de trop en faire au cours d’un seul match. Gabriel Fortier joue du bon hockey dernièrement, Xavier Bouchard vient de disputer un excellent match à Halifax face aux Mooseheads et Jared McIsaac. Je n’ai jamais été inquiet, on s’en va du bon bord.»


« On n’est aucunement placé pour regarder une équipe de haut! »
Martin Bernard

Bernard débarque en Mauricie pour en découdre avec la pire équipe du plateau. Pour un club qui n’a pas encore atteint son rythme de croisière, c’est le scénario rêvé, non? «On n’est aucunement placé pour regarder une équipe de haut! D’autant plus que cette année, il y a beaucoup de parité, de la première à la dernière place. Il s’agit de mettre l’accent sur nos affaires.»

Content pour Girard

Bernard n’est pas fâché d’affronter des Cataractes dépouillés de Samuel Girard. Il l’a dirigé pendant une saison et demie, à ses débuts dans la LHJMQ. 

«Pour demain, je suis plus qu’heureux qu’il porte le 49 à Denver plutôt que le 94 à Shawinigan! Blague à part, c’est un élément de fierté de le voir dans la LNH. J’ai ressenti la même chose avec Anthony Beauvillier, et Giovanni Fiore. C’est l’un des mandats d’un entraîneur de développer ses joueurs», rappelle-t-il, en ajoutant ne pas être si surpris par sa promotion hâtive. 

«À toutes les étapes, il a défié la logique. À chacune de ces étapes, les gens prédisaient pourtant qu’il frapperait le mur. Il a tellement de caractère, Samuel Girard. Moi, je n’aurais pas parié contre lui en tout cas.»