Les deux équipes nous ont offert un match excitant, pas tout à fait ce à quoi nous sommes habitués pour les duels entre le New Jersey et Montréal.

Le démon reste en enfer

Commentaire / Lorsqu’on a montré l’affreux changement du Canadien conduisant au but des Devils, tôt dans le match, j’ai cru que la soirée serait longue. Une autre!

De voir deux vétérans comme Shea Weber et Jeff Petry manquer autant de cohésion sur des jeux de base, en décembre, m’horripilait. C’est le temps des Fêtes, mais il y a des limites à donner des cadeaux. Surtout à des démons!

Les minutes de jeu suivantes n’ont pas été plus encourageantes et ça aura pris un tir de la pointe de Jordie Benn pour réveiller le Canadien. Rien de compliqué dans son cas, lui qui exécute mieux les jeux lorsqu’il est appelé à appuyer ses attaquants. Cette fois, c’est Andrew Shaw qui a habilement fait dévier son tir.

Les deux équipes nous ont offert un match excitant, pas tout à fait ce à quoi nous sommes habitués pour les duels entre le New Jersey et Montréal.

Même privés de trois attaquants, les visiteurs ont donné du fil à retordre à une équipe montréalaise qui ne pouvait se permettre d’échapper son dernier match à domicile avant 2018.

À un moment, j’ai pensé que le scénario observé face aux Flames, il y a une semaine, se répéterait. Dépourvu de Johnny Gaudreau, Calgary a volé un précieux point au Canadien le 7 décembre et deux jours plus tard, l’équipe de Claude Julien signait l’une de ses pires performances de la campagne contre Edmonton.

Tout compte fait, vos vaillants patineurs ont été un peu chanceux de s’en tirer avec la victoire jeudi. Deux poteaux des Devils, plusieurs tirs ratés et leur incapacité à marquer sur une double supériorité numérique... ça commence à peser lourd.

Ceci dit, il faut lever notre chapeau à Tomas Plekanec, formidable au cours de la séquence des Devils à 5 contre 3. Il méritait d’inscrire le but en prolongation, qu’il a enfilé après avoir complété un beau jeu de Charles Hudon le long de la bande.

On a souvent critiqué la décision de Claude Julien d’amorcer les périodes de surtemps avec le bon vieux Pleky, mais sa tenue générale de jeudi justifiait son temps de glace.

Qui a décerné la première étoile à Shaw? C’est l’homme au col roulé qui méritait de lancer des rondelles dans la foule!