Le courant ne passe pas entre l’Association régionale de soccer de la Mauricie et le Club de soccer de Trois-Rivières, qui est le plus important de la région en termes de membres et d’équipes.
Le courant ne passe pas entre l’Association régionale de soccer de la Mauricie et le Club de soccer de Trois-Rivières, qui est le plus important de la région en termes de membres et d’équipes.

Le CSTR réplique à l’Association régionale de soccer

Louis-Simon Gauthier
Louis-Simon Gauthier
Le Nouvelliste
TROIS-RIVIÈRES — Le président du Club de soccer de Trois-Rivières n’est pas impressionné par la sortie publique de l’Association régionale de la Mauricie, après avoir essuyé un refus pour l’organisation de matchs hors-concours avec des équipes d’autres villes.

«Il y aurait eu des solutions possibles si l’ARSM avait voulu collaborer pour vrai. Il y a clairement une mauvaise volonté de leur part.»

David Cossette a été piqué au vif en consultant l’article du Nouvelliste de mardi, dans lequel le président de l’ARSM, André Mercier, se disait déçu pour les jeunes des catégories U9 à U12 du CSTR, pénalisés par l’absence de leur club dans les activités fédérées de la Ligue mauricienne de soccer (LMS) cet été.

L’équipe technique du CSTR a effectivement choisi de faire l’impasse sur la saison de la LMS, pour ces catégories, en raison du contexte de compétition qui ne la satisfaisait pas. Avec la pandémie et les mesures sanitaires commandées par la Santé publique et Soccer Québec, il avait été décidé par l’ARSM et la majorité des clubs que le réseau en serait un unique, c’est-à-dire que les joueurs des calibres A et local disputeraient les matchs ensemble.

«On ne voulait pas de réseau unique, nous avons reçu des plaintes de parents à ce sujet. Ils jugeaient que c’était inégal. Un jeune de 11 ans de niveau local contre un autre de 12 ans de niveau A, ça ne rend service à personne. Nos membres s’attendent à un certain standard par rapport au développement, même si nous sommes dans un contexte unique.»

L’ARSM et Soccer Québec ont répété, en juillet, que le but premier de cette saison estivale particulière consistait d’abord à jouer pour le plaisir, de ramener les jeunes sur les terrains après une longue absence.

«Nous étions là, à la rencontre, comme tous les clubs de la Mauricie. La majorité d’entre eux étaient d’accord pour le réseau unique et c’est correct, c’est la démocratie. On ne remet pas ça en question. Par contre, on trouve ça plate de se voir refuser la tenue de matchs hors-concours, qui ne mettraient pas en danger la sécurité de nos joueurs, ni des parents ou des entraîneurs. Nous respectons déjà les règles sanitaires lors de nos entraînements et de nos matchs.»

Pour les U9 à U12, tout porte à croire qu’il faudra donc se limiter à des matchs intraclubs.

«On aurait aimé au moins avoir un dialogue, mais non, on a essuyé un refus, trois ou quatre jours après notre demande, et ce, sans possibilité de rencontre ou de rétroaction. Ç’a été fait de manière cavalière et directe, comme c’est souvent le cas malheureusement.»

Le CSTR n’exclut pas de revenir dans la LMS dès 2021 pour toutes ses catégories de joueurs. Il vise aussi une reconnaissance provinciale de club, d’ici 2022. «On veut continuer à maximiser le développement de nos jeunes et qu’ils aient du plaisir à travers ça. C’est toujours l’objectif.»