Charles Hamelin et Marianne St-Gelais ont rencontré les athlètes et spectateurs durant plus de deux heures au Complexe sportif Alphonse-Desjardins.

Le couple princier de la courte piste au CSAD

Alors que les meilleurs juniors en courte piste au pays étaient sur la glace du Complexe sportif Alphonse-Desjardins, deux des meilleurs athlètes de la planète du patin de vitesse regardaient la compétition dimanche. Charles Hamelin et Marianne St-Gelais étaient les invités d'honneurs de ce week-end d'activités.
Pour les deux olympiens, il s'agissait d'un retour en arrière, à une époque où ils tentaient eux aussi de grimper les échelons vers la scène internationale. Hamelin se disait impressionné par la qualité des patineurs qu'il avait devant lui, supérieurs techniquement à lui il y a un peu plus de 15 ans.
«Ils sont à un autre niveau complètement. C'est le fun de voir que le niveau est maintenant supérieur et c'est ce que tu veux, parce qu'au niveau international, ça ne fait que devenir meilleur. Pour ce qui est des réflexes et de l'intelligence en course, moi, je n'étais pas aussi bon. Ils vont être prêts quand ce sera le temps de graduer», souligne le triple médaillé d'or olympique.
Jeunes et moins jeunes étaient nombreux à tenter d'obtenir un autographe dimanche et les deux vedettes internationales, qui sont aussi un couple dans la vie de tous les jours, se sont prêtées volontiers au jeu, bien conscientes de leur rôle de mentor auprès de la relève du patinage de vitesse. 
«C'est difficile de leur donner la réponse qu'ils veulent. Le sport, c'est une école de vie et dans leur cheminement, il y a des choses qu'ils se doivent d'apprendre par eux-mêmes. On va les aider à ne pas faire d'erreur, mais ils doivent apprendre pendant leur cheminement. Mais souvent, ils sont intelligents et savent la réponse, sauf qu'ils veulent savoir ce que nous on en pense.» 
«Notre job, c'est de ne jamais aller à l'encontre de ce que l'entraîneur dit. C'est pour cela que ça devient délicat, parce qu'on ne connaît pas le jeune ni son parcours, et l'entraîneur est mieux placé que nous. C'est pourquoi on doit rester à notre statut de modèle et les éclairer sur ce que l'on connaît», souligne St-Gelais entre deux séances de photos.
«Ils ne voient que l'endroit où nous sommes rendus, mais nous avons passé par le même chemin qu'eux. Nous avons connu des hauts et bas avec des blessures, on tente de les rassurer et leur dire que ce qu'ils vivent, c'est complètement normal et qu'ils ne sont pas l'exception. Leur carrière ne sera pas ruinée à leur âge. On leur dit que nous sommes passés par là. Fonce et amuse-toi sans te mettre trop de pression», conclut Hamelin.