Alma Black est l’ambassadrice idéale des Jeux de la FADOQ. À bientôt 94 ans, la Trifluvienne est encore très active.

Le compas dans l’œil à 93 ans!

Trois-Rivières — «Je gagne plus de matchs que j’en perds». À 93 ans, bientôt 94, Alma Black est la doyenne des Jeux de la FADOQ, qui regroupent ces jours-ci à Trois-Rivières quelque 1850 personnes de partout au Québec.

Madame Black a le compas de l’œil: ils sont plusieurs à la vouloir dans leur équipe.

«Ça fait environ 50 ans que je joue», nous explique-t-elle avec le sourire. Aucun doute, elle est encore très alerte. «J’ai joué ma dernière partie de quilles il y a trois ans. J’ai fini avec une partie parfaite!»

Digne ambassadrice

Alma Black est bien entourée. Non seulement mise-t-elle sur un bon groupe d’amis à sa résidence du secteur Trois-Rivières-Ouest, elle a la chance d’avoir une belle et grande famille.

La sympathique dame est la maman de quatre enfants, la grand-mère de 9 petits-enfants et l’arrière-grand-mère de six autres. «Et je suis très près d’eux», prend-elle la peine d’ajouter.

Doyenne d’une fratrie de 15 enfants, notre joueuse étoile de pétanque est déménagée du Nouveau-Brunswick vers la Mauricie à l’âge de sept mois. Du plus loin qu’elle se souvienne, les loisirs ont toujours fait partie de sa vie. C’est la clé pour sa longévité, selon elle.

«Oui, c’est important de bouger! J’ai toujours dansé depuis que j’ai 15 ans, je n’ai jamais arrêté.»

Même qu’au foyer de la FADOQ de Pointe-du-Lac, il faut parfois l’arrêter! «Je suis entrée en résidence il y a une quinzaine d’années, sauf que pour moi, c’était clair que je continuerais à pratiquer des sports et des loisirs. Ma santé, je la garde comme ça. Je ne m’arrêterai pas pour un petit mal de tête!»

Elle-même longtemps impliquée dans divers organismes, elle est heureuse de constater que plusieurs personnes du troisième âge prennent leur santé en main.

«Les Jeux de la FADOQ, c’est une belle organisation. Mais au-delà du sport, il faut toujours continuer à se documenter pour rester alerte. Je lis beaucoup, je suis toutes les campagnes électorales. Je prends ça très au sérieux.»

Rien de surprenant, elle nous apprend qu’elle se souvient de la Deuxième Guerre mondiale. «J’ai travaillé à la Dominion Rubber Munitions au Cap-de-la-Madeleine. Avec d’autres femmes, nous fabriquions des cartouches pour les armes utilisées par les soldats. J’avais 18 ans.»

Son mari, lui, a été opérateur de machinerie lourde. Il s’est retrouvé au cœur de grands chantiers, comme ceux de l’autoroute 15, de l’Expo 67 ou encore du pont Champlain. «Il m’avait bien averti que ce pont n’allait pas avoir une longue durée de vie», dit-elle en riant, avant de revenir à la pétanque.

«Je joue trois fois par semaine à Pointe-du-Lac. On a terminé troisième aux Jeux régionaux à St-Narcisse au début de l’été!»

Madame Black était l’une des nombreuses joueuses en action au club Pétanques Amis du secteur Sainte-Marthe, mercredi. Après un grand banquet qui s’est tenu en soirée, les finales provinciales des Jeux FADOQ prendront fin jeudi.