Le Club de golf de La Tuque demande l’aide de ses membres pour assurer sa survie.
Le Club de golf de La Tuque demande l’aide de ses membres pour assurer sa survie.

Le Club de golf de La Tuque demande l’aide de ses membres

La Tuque — Les pertes financières des dernières semaines combinées au début de la saison de golf incertain forcent le Club de golf et de curling de La Tuque à demander l’aide de ses membres pour assurer sa survie.

«Ça va débuter le 15 mai? On en doute. Le 15 juin, peut-être, le 15 juillet, on ne sait pas. On va perdre des sous, c’est clair», affirme le président du Club, Jacques Fraser.

«Il faut protéger nos infrastructures, il faut entretenir le terrain, c’est pour ça qu’on demande l’aide des membres pour le côté financier. On a besoin d’eux pour passer à travers», insiste-t-il.

Les dirigeants assurent qu’ils sont à l’écoute des directives gouvernementales et qu’ils suivent de près l’évolution de la situation entourant la pandémie de la COVID-19. Ils affirment avoir en tête plusieurs scénarios pour une ouverture en mai, en juin, ou même en juillet avec les conséquences que cela pourrait avoir.

Il faut toutefois, dans tous les cas, préserver le terrain, les aires de départ, les allées et surtout les verts en plus de s’assurer d’avoir une flotte de machinerie en ordre. Ces opérations ont des coûts, mais l’argent n’est pas au rendez-vous.

L’entretien du terrain pourrait coûter au club près de 45 000 $. Un montant nécessaire pour engager un mécanicien, l’essence, l’entretien de la machinerie, l’affûtage des couteaux des tondeuses, l’achat des engrais nécessaires, etc.

Un horaire sera mis au point dans les prochains jours afin de permettre le travail sur le terrain avec des équipes de bénévoles, et ce, tout en tenant compte des contraintes de distanciation sociale.

Afin d’assurer la survie du club, le conseil d’administration propose à ses membres de verser un dépôt de 300 $, qui sera remboursable sur deux ans, par tranche de 150 $ lors d’achat de carte de membre de golf.

«Si tous les membres embarquent, ça nous donnerait aux alentours de 30 000 $ et ça nous aiderait beaucoup. […] On va également se tourner vers les subventions du gouvernement, mais ce sont des prêts. Il va falloir le rembourser», note M. Fraser.

«On n’ira pas voir les commanditaires cette année, on comprend leur situation actuelle […] On a aussi eu une perte de revenus importante pour les cinq dernières semaines de curling qui n’ont pas eu lieu. Il n’y a pas de bar ni de location de salle non plus. C’était de l’argent important», explique le président du Club.

Le conseil d’administration comprend que cette situation est hors de l’habituel, mais avec une santé financière précaire, le club assure qu’il a besoin d’aide pour passer cette période difficile, et s’assurer de la qualité du terrain.

Habituellement, les premiers golfeurs font leur entrée sur le terrain entre le 26 avril et le 5 mai. Le terrain de golf sera fermé aux amateurs tant que les directives du gouvernement seront maintenues, et ce, même s’il est entretenu.

«On ne jouera pas à la police. Si des gens se plaignent, ce sont les policiers qui interviendront. Il va y avoir une pancarte à l’entrée pour indiquer que c’est fermé», a conclu Jacques Fraser.