Les pilotes présents au Challenge 3R ont adoré l'expérience et se promettent bien de revenir à Trois-Rivières pour la deuxième édition.

Le Challenge 3R sera de retour en 2015

Le tout premier Challenge 3R a fait des heureux, autant chez les pilotes que les spectateurs. Plusieurs n'ont pas hésité à affirmer que celui-ci avait dépassé la référence en la matière, le Grand Prix de Valcourt, en terme de qualité. Les promoteurs du Challenge 3R promettent d'être de retour l'an prochain, et possiblement plus d'une fois.
<p>Le promoteur, Richard Lagacé, a déjà annoncé que l'événement sera de retour en 2015.</p>
<p>Quelque 5000 spectateurs se sont présentés à l'hippodrome de Trois-Rivières pour assister à l'un des trois programmes du Challenge 3R. </p>
Richard Lagacé n'était pas peu fier du travail qui a été accompli par son équipe lors de ce week-end, lui qui a avoué avoir pris un grand risque financier afin de mettre sur pied l'événement.
Une foule estimée à 5000 personnes a passé les guichets lors des trois jours de compétition, ce qui devrait permettre à l'organisation de ne pas connaître de déficit. «Nous n'avions aucune idée de combien de monde nous allions accueillir, mais nous étions prêts à recevoir 10 000 ou même 15 000 personnes, a-t-il expliqué. Nous voulons devenir l'équivalent hivernal du Grand Prix de Trois-Rivières.»
Alors que la plupart des compétitions de motoneige sur glace se déroulent en campagne au milieu d'un champ, plusieurs spectateurs ont semblé impressionnés par le confort qu'offrait l'hippodrome trifluvien. Certains ont vite réalisé qu'ils n'auraient pas besoin de leurs pantalons de neige et de leurs sous-vêtements de ski. «Normalement, ça se passe dans de petits villages avec un petit motel et un casse-croûte, alors qu'à Trois-Rivières, nous sommes en plein milieu de la ville. C'est beaucoup plus prestigieux.»
Des micros avaient même été installés à l'extérieur du bâtiment afin de faire entendre le son des moteurs aux spectateurs. «Il ne manque que l'odeur de l'essence», s'est exclamé un spectateur, Jean Tifo.
Les pilotes ravis
Si les amateurs étaient heureux du confort qu'offrait l'hippodrome, les coureurs étaient eux aussi aux anges, puisque le circuit était d'une qualité hors de l'ordinaire. «La piste est large et la glace était très bonne, sans compter l'inclinaison des virages. Ils ont vraiment de belles installations, de la place pour les invités, un écran géant et de la musique. Il y a quelque chose pour tout le monde. Je pense que cet endroit sera mieux que Valcourt», a souligné le gagnant de la finale Semi-Pro Champ, Cole McMichael.
Après trois journées de course, la piste était encore en bonne condition, ce qui peut s'expliquer par le fait que la glace a été fabriquée à partir d'eau potable plutôt que d'eau tirée directement d'un lac ou d'une rivière. L'absence de sédiments a donc empêché la fracturation de celle-ci.
Le président du Circuit Pro Tour, George Samson, n'avait que des éloges envers ce premier Challenge 3R. «Des pistes, j'en ai vues partout et je peux dire qu'il n'y a rien qui s'approche de ça, a-t-il dit. Il y a de la musique, un DJ, c'est tout un show. Ça se compare avec ce qu'on peut voir (au Championnat du monde) à Eagle River le vendredi soir avec les feux d'artifice. Pour ce qui est de l'infrastructure intérieure, il n'y a rien qui se compare. C'est 100 fois mieux que Valcourt.»
M. Samson est d'avis que la prochaine étape sera d'augmenter les bourses des participants, afin d'attirer les grosses pointures américaines.
Le champion de la fin de semaine, Matt Schulz, croit toutefois que la qualité des installations devrait faire effet chez les pilotes. «Lorsqu'il y a une nouvelle piste, il y a souvent des choses qui clochent, ce qui n'est pas le cas ici. Avec les vidéos qui ont été filmées cette fin de semaine, ainsi que le bouche-à-oreille, je suis certain qu'il y aura davantage de gars l'an prochain», a-t-il souligné.
Snocross et circuit routier
Il est donc officiel que Richard Lagacé et sa bande seront de retour l'année prochaine, puisqu'ils ont un partenariat de plusieurs années avec l'hippodrome. Ils espèrent aussi en venir à une entente avec la Ville afin d'obtenir de l'aide financière puisque le Challenge 3R n'aura accès aux subventions gouvernementales que dans deux ans. «Je pense que la Ville a vu que nous étions sérieux. Pour elle, l'hiver, c'est une période morte et chaque municipalité cherche à avoirbdes événements de prestige, surtout que dans notre cas, nous pouvons attirer des touristes américains.»
Afin de mieux répartir les coûts d'aménagement de la glace sur le tracé de l'hippodrome, le promoteur étudie la possibilité de tenir une compétition de snocross l'année prochaine, à l'image de ce qui se fait au Grand Prix de Valcourt. Toutefois, il désire que cet événement n'ait pas lieu au même moment que le Challenge 3R. L'organisation étudie aussi la possibilité d'aménager un circuit routier au centre de la piste de chevaux afin d'y tenir des courses de voitures.