L’heure n’était pas à la joie dans les gradins ou sur le banc du Canadien en troisième période. Au côté de Jonathan Drouin, Brendan Gallagher semblait particulièrement découragé.

Le Canadien subit un 12e jeu blanc

MONTRÉAL — Le Canadien a ajouté à son record d’inertie en attaque, lundi au Centre Bell, quand il a subi une 12e défaite par blanchissage, 2-0 aux mains des Panthers de la Floride.

Pour signer son 76e blanchissage en carrière, Roberto Luongo n’a eu besoin que de repousser 28 tirs, dont très peu pouvant être qualifiés de dangereux. Il a ainsi récolté un troisième jeu blanc cette saison et un premier depuis celui inscrit... contre le CH, à Sunrise, le 8 mars. C’était d’ailleurs le troisième blanchissage d’affilée des Panthers face au Canadien cette saison.

Au passage, les hommes de Claude Julien ont égalé une autre marque d’équipe peu enviable. Ils ont subi un cinquième coup de pinceau devant leurs partisans pour la cinquième fois de leur histoire, la première depuis la saison 2013-2014. Ils n’ont pas marqué en quelque 147 minutes et 3 secondes de jeu, soit depuis la deuxième période du match de jeudi contre Pittsburgh.

Luongo a obtenu une sixième victoire de suite face au CH, son dernier revers contre l’équipe de sa ville natale remontant au 28 mars 2015, en prolongation. Il n’a rien donné au Tricolore en près de 137 minutes, soit depuis le 15 novembre 2016.

À l’autre extrémité, Antti Niemi n’a rien eu à se reprocher. Le Finlandais a fait face à 40 tirs, ne cédant que devant Aaron Ekblad en première période, puis devant Aleksander Barkov au troisième vingt.

«“Nemo” nous a donné une chance de gagner le match. C’est ce que nos gardiens ont fait toute la saison. Il nous faut marquer des buts», a déclaré Jordie Benn, l’un des rares joueurs à s’être présenté dans le vestiaire après la rencontre.

«Ne jamais se décourager»

Il arrive un moment où on commence à se sentir mal pour Niemi. On avait parfois l’impression de voir son interprétation toute personnelle du personnage de Tom Hanks dans le film Seul au monde

«La deuxième encore, on n’était pas prêts et je ne sais pas pourquoi», a noté le gardien. Evgenii Dadonov s’est échappé deux fois et les Panthers ont multiplié les surnombres, dont un superbe deux contre un d’Aleksander Barkov et Vincent Trocheck en désavantage numérique. Niemi a fait l’arrêt du bout de la jambière.

Le Finlandais a fait passer son efficacité de ,822 à ,911 dans l’uniforme du Canadien. C’est un exploit qui lui vaudra certainement de poursuivre sa carrière l’an prochain, à Montréal ou ailleurs. En attendant, est-il parfois découragé de ne pas obtenir l’aide de ses coéquipiers? «Tu ne dois jamais te décourager.»

Seul moment où le Canadien a dominé : le mini gala de boxe en première période. Nicolas Deslauriers a mérité une décision aux dépens d’Aaron Ekblad, qui avait rudoyé Charles Hudon en zone centrale, puis, à peine deux minutes plus tard, ce fut au tour de Michael McCarron de signer une victoire, celle-là par mise hors de combat contre Alexander Petrovic, qui est revenu à temps pour le début de la période médiane.

***

ILS ONT DIT...

«S’il joue, on sera critiqué, s’il ne joue pas, on sera critiqué. [...] Il est fier et il veut jouer. Empêcher un joueur comme Carey Price de jouer quand il va bien, est-ce le bon message à envoyer?» – Claude Julien, au sujet de sa décision de ramener le gardien dans la formation compte tenu de sa blessure, une commotion cérébrale, et du contexte de la saison.

-----

«C’est dur de perdre encore. Mais j’aime la manière dont je me suis préparé pour le match» – Antti Niemi, qui a affronté dans l’ordre les trois équipes qui n’ont pas voulu de lui cette saison : les Stars de Dallas, les Penguins de Pittsburgh et les Panthers de la Floride.