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Le Canadien est à mi-chemin dans son parcours vers les grands honneurs, après avoir complété le balayage des Jets de Winnipeg en finale de la section Nord grâce à une victoire en prolongation de 3-2, lundi soir.
Le Canadien est à mi-chemin dans son parcours vers les grands honneurs, après avoir complété le balayage des Jets de Winnipeg en finale de la section Nord grâce à une victoire en prolongation de 3-2, lundi soir.

Le Canadien garde les yeux rivés sur l'objectif ultime

Alexis Bélanger-Champagne
La Presse Canadienne
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Toute l'expérience acquise par Marc Bergevin au cours des derniers mois semble porter fruit.

Le Canadien a ajouté six champions de la coupe Stanley depuis son élimination en quart de finale de l'Est l'été dernier. Ceux-ci ont répété la même chose au fil des mois avec le Tricolore : quand vous gagnez une fois, ça donne le goût de revivre la même chose.

Le Canadien est à mi-chemin dans son parcours vers les grands honneurs, après avoir complété le balayage des Jets de Winnipeg en finale de la section Nord grâce à une victoire en prolongation de 3-2, lundi soir.


« Nous n'avons rien accompli encore. Ça ne veut pas dire grand-chose. C'est un pas vers la bonne direction, un autre pas vers notre objectif ultime »
Le capitaine Shea Weber

Il y a pourtant moins de deux semaines, le Canadien avait le dos au mur, en retard 3-1 dans sa série de premier tour face aux Maple Leafs de Toronto. Tout aurait toutefois changé lors d'une réunion d'équipe au cours de laquelle l'entraîneur-chef Dominique Ducharme a cédé la parole aux vétérans.

«J'ai parlé de certaines choses, de l'occasion que nous avions, a raconté Ducharme. J'ai posé la question à certains vétérans : combien de fois ont-ils eu l'occasion de faire quelque chose de spécial? Shea a parlé de son expérience. Corey (Perry) a parlé de ses expériences. (Eric) Staal, la même chose. Je crois que tout le monde a réalisé que ce n'est pas évident, que ce n'est pas facile d'être dans les séries de la LNH.

«De nos jours, il y a 15 équipes qui ne se qualifient pas pour les séries. Quand vous avez la chance d'être là, vous devez en profiter le plus possible. À partir de là, notre jeu a vraiment monté d'un cran», a-t-il ajouté.

En fait, le Canadien n'a pas perdu depuis cette réunion. Il a enchaîné sept victoires et n'a jamais tiré de l'arrière au cours de ces rencontres, une séquence de 437 minutes et 53 secondes. Il s'agit de la deuxième plus longue séquence du genre en séries éliminatoires dans l'histoire de la LNH.

Profondeur

La profondeur, dont les membres du Canadien ont si souvent parlé cette saison, a été mise en valeur. Dix joueurs différents du Tricolore ont marqué les 24 buts de l'équipe lors de ses sept victoires consécutives, et chaque trio a contribué.

L'entraîneur-chef des Jets, Paul Maurice, avait affirmé lundi matin que le nerf de la guerre dans la série avait été le jeu des deux équipes devant les filets.

«Ce sont les deux endroits les plus importants sur la glace, a reconnu Weber. Vous devez dégager le devant de votre filet pour permettre à votre gardien de voir la rondelle, et il est important de créer un certain chaos devant un gardien de la trempe de Connor Hellebuyck.»

Carey Price a terminé la série face aux Jets avec une moyenne de 1,49 et un taux d'efficacité de ,942. Hellebuyck a affiché une moyenne de 3,03 et un taux d'efficacité de ,908.

Si Ducharme a également reconnu le bon travail de sa troupe dans cet aspect du jeu, il a aussi ciblé un autre élément qui a donné un avantage à sa troupe dans cette série.

«Nous avons été capables d'enlever la vitesse à leurs attaquants comme (Nikolaj) Ehlers ou (Kyle) Connor, a noté Ducharme. Notre jeu défensif à ce niveau-là nous a permis de récupérer beaucoup de rondelles et d'aller de l'autre côté pour faire travailler leurs défenseurs.»

Écrire sa propre histoire

Depuis que le Canadien est sur sa lancée, plusieurs observateurs ont commencé à tracer des parallèles entre l'édition 2021 de l'équipe et celle de 1993, qui a remporté la 24e et dernière coupe Stanley de l'histoire du Tricolore.

Price est au sommet de son art, comme Patrick Roy l'avait été. La contribution offensive vient d'un peu tout le monde, même des joueurs de soutien comme Paul DiPietro ou Gilbert Dionne à l'époque. Et l'équipe est sortie victorieuse de trois prolongations, alors que celle de 1993 avait gagné 10 participations d'affilée à des prolongations.

«Oui, ce que nous vivons est assez spécial, et si nous gagnons sept autres matchs, je pourrai dire que nous sommes en bonne posture, a dit Ducharme en relativisant les choses. Chaque année est différente. Oui, je me souviens de cette époque, c'était spécial.

«Je me répète, mais nous avons un bon groupe. Nous voulons écrire notre propre histoire», a-t-il continué.

Après 67 rencontres contre les six mêmes adversaires, le Canadien aura un nouveau rival devant lui lors des demi-finales de la Coupe Stanley. Il croisera le fer avec le gagnant de la série entre les Golden Knights de Vegas et l'Avalanche du Colorado. Cette série était égale 2-2 avant la cinquième rencontre, présentée mardi soir.

Ces deux équipes ont terminé en tête du classement général de la LNH avec 82 points chacune, soit 23 de plus que le Tricolore, dernière équipe au classement à s'être qualifiée pour les séries.

«Ça va nous donner plus de travail! Les équipes que nous avons affrontées jusqu'ici, nous les connaissions beaucoup, a rappelé Ducharme. Ce sera bon de se mesurer aux meilleurs.

«L'objectif n'est pas de s'arrêter ici, a-t-il dit. Si nous voulons nous rendre où nous le voulons, nous devons battre les meilleurs.»

Le Canadien était en congé mardi, après avoir traversé une séquence de 11 matchs en 19 jours. Il commencera ensuite à se préparer pour sa première participation au carré d'as depuis 2014, et sa troisième participation seulement depuis son triomphe en 1993.