Une défaite vendredi au Colisée contre Laval sonnerait peut-être la fin des espoirs dans le camp du Blizzard.

Le  Blizzard doit gagner

Sébastien Vouligny calcule ses sorties médiatiques, pèse chacun de ses mots. C'est dans l'ADN de cet entraîneur-chef, qui gagne sa vie dans le business relationnel.
Il est donc intéressant de constater que le pilote du Blizzard ne pose aucun mystère sur l'enjeu du duel de vendredi soir au Colisée face aux Prédateurs de Laval. Il reste 11 matchs à la saison, et sept points séparent les Trifluviens des Prédateurs d'une place en séries. «C'est le match le plus important de l'histoire de la concession», martèle Vouligny.
Il fait bien sûr référence au fait que le Blizzard est sérieusement menacé de disparition. Malgré tous les changements apportés sur et hors de la glace ces derniers mois, les spectateurs ne sont guère plus nombreux aux guichets. Ça va prendre quelque chose de spécial dans les prochaines semaines pour éviter le naufrage.
«Créer une surprise en séries changerait bien des choses. Faire les séries serait déjà un premier pas. Mais à tout le moins, il faut être dans la course jusqu'à la fin et pour ça, on a besoin d'une victoire [vendredi]. Mathématiquement, on pourrait toujours survivre à une défaite et on travaillerait jusqu'au bout mais moralement, ça serait très difficile.»
Voilà pourquoi Vouligny va s'assurer que chacun de ses joueurs sera conscient de l'enjeu de vendredi soir. 
«Il ne faut pas se rajouter une pression supplémentaire, il faut plutôt voir ça comme un super beau défi. J'étais déçu de notre dernier week-end mais avec un peu de recul, je pense que c'est une étape de notre processus d'apprentissage.
On bâtit depuis un bout de temps et on sent que ça prend juste un petit événement pour que ça colle tout ensemble. La victoire pourrait être le déclencheur espéré. Je ne me suis jamais autorisé à dire ça dans le passé mais cette fois, c'est un must, must, must win», s'enflamme-t-il.
Bonne nouvelle, il peut confectionner l'alignement à son goût, tout le monde est disponible. Au groupe s'ajoute un bonus répondant au nom de Frédéric Saint-Denis, qui va faire ses débuts avec l'équipe face aux Prédateurs. 
«Quelle belle nouvelle! On ne peut pas dire qu'on a eu l'occasion de s'enfarger dans les bonnes nouvelles cette année, alors on va la prendre! Il va avoir un impact, c'est sûr. Même s'il est à 80 % de ce qu'il peut offrir, il va nous amener un vent de fraîcheur.»
Le Blizzard a mis sur une pied une activité promotionnelle pour ce match il y a quelques semaines et Vouligny espère évidemment que l'enjeu du match drainera un peu plus de monde au Colisée. 
«Bien sûr que de jouer devant 800-900 personnes plutôt que 600, ce serait bon pour l'énergie. Mais dans la position où nous sommes, si nous avons besoin de la foule pour nous donner du gaz, on ne fait peut-être pas le bon sport! Il y a des gens payés pour contrôler le tableau et compiler toutes les statistiques, laissons-leur faire ce travail-là et concentrons-nous seulement sur la performance qu'il faut sortir.»