Alex Beaucage a vécu ce moment unique dans son cheminement en compagnie de ses proches.

L'Avalanche épiait étroitement Alex Beaucage depuis plusieurs mois

Trois-Rivières — Ce n’est pas par le simple effet domino qu’Alex Beaucage est devenu un membre de l’Avalanche du Colorado samedi après-midi au repêchage de la LNH.

L’équipe de recruteurs de l’Avalanche le suivait avec intérêt depuis plusieurs mois. Il a été épluché sous toutes ses couches, avant de devenir le 78e choix de cet encan amateur à Vancouver.

«C’est un bon joueur de hockey. Qui a connu une bonne saison, dans une très grosse équipe. Les Huskies étaient talentueux, matures. Ça ne l’a pas empêché de se faire une place sur le premier trio de l’équipe, et sur le premier jeu de puissance. Il a capté notre attention rapidement», sourit le dépisteur de l’Avalanche Jérôme Mésonéro, qui ne se fait pas prier pour citer les qualités du jeune homme. «Son sens du jeu, son tir qui est déjà de calibre professionnel, son travail en fond de territoire ennemi, tout ça est impeccable. On aime le fait que lorsque l’enjeu s’élève, son jeu n’est pas affecté. Le gars a mis 39 rondelles dans le filet en saison à 17 ans, c’est impressionnant!»

Beaucage affiche d’ailleurs des statistiques qui se comparent avantageusement à des choix de première ronde. Pourquoi a-t-il eu à attendre à samedi pour être réclamé? La réponse, tout le monde la connaît. «Son patin a été un sujet de discussion à l’interne tout au long de la saison. On l’a aussi rencontré deux fois, Alex est parfaitement conscient que c’est la facette du jeu qu’il doit améliorer. Ça, c’est la première étape qui est essentielle, et qui prouve que c’est un jeune homme intelligent», lance Jérôme Mésonéro qui, dans son ancienne vie de directeur-gérant des Tigres de Victoriaville, avait parié sur un joueur semblable, un certain Samuel Blais. «En faisant nos devoirs, on a su qu’Alex était un passionné. Il ne tourne pas les coins rond. Pour nous, c’est la meilleure assurance qu’il va trouver le moyen d’améliorer son patin dans son cheminement.»

Ce qui a fini par convaincre l’Avalanche de le placer bien en vue dans son carnet en vue du repêchage, c’est son comportement... après avoir gagné la Coupe Memorial. «Deux jours plus tard, il était au Combine de la LNH, à passer les entrevues et à faire les tests physiques. Certains gars auraient plutôt choisi la parade des champions. D’autres, on a vu ça souvent dans le passé, auraient profité de la situation pour au moins s’éclipser aux tests physiques. Pas lui. Il veut faire un joueur de hockey. On a misé sur un passionné. C’est le genre de gars que nous voulons.»

«Je suis super choyé»

Répertorié au 64e rang des meilleurs espoirs en Amérique du Nord, Beaucage flottait sur un nuage samedi lorsqu’il a retourné l’appel du Nouvelliste. Le Canadien venait tout juste de choisir pour la deuxième fois en troisième ronde, quand il a entendu son nom être prononcé au micro à la table de l’Avalanche. «Je suis super choyé. C’est une bonne organisation. J’avais rencontré l’Avalanche avant le repêchage, ça s’était bien passé. Et là, j’entends mon nom et en l’espace de quelques minutes, c’est Joe Sakic qui me souhaite la bienvenue dans son équipe. Un moment magique», souriait l’attaquant des Huskies, auteur de 39 buts, 40 passes et 79 points, en 68 matchs, puis de 16 points (5-11) en autant de matchs en séries. «J’étais un peu nerveux en me rendant à l’aréna. Faut dire que je n’avais pas beaucoup dormi la nuit dernière ! Là, le stress est tombé. Je ne pouvais pas demander mieux.»

Beaucage sait évidemment qu’il est parachuté dans une organisation qui carbure à l’offensive. Nathan Mackinnon, Gabriel Landeskog, Mikko Rantanen et Tyson Barrie sont des armes de premier plan. Cale Makar et Samuel Girard sont quant à eux les leaders de la nouvelle génération de la franchise, qui a également ajouté Bowen Byram et Alex Newhook en première ronde vendredi. «C’est sûr que c’est excitant ! Quand je me suis présenté à la table de l’équipe, on m’a dit que mon style de jeu cadrait parfaitement dans l’identité de l’Avalanche. C’est sûr que c’est l’fun à entendre», concluait celui qui a été développé par la structure des Estacades.

Nussbaumer en Arizona

Un seul joueur des Cataractes a trouvé preneur à Vancouver. Valentin Nussbaumer n’a pas connu le succès anticipé à sa première saison en Amérique du Nord, et il a dû attendre jusqu’au septième et dernier tour avant d’être réclamé par les Coyotes de l’Arizona. Mentionnons par ailleurs Marc-Antoine Pépin a pour sa part obtenu une invitation des Maple Leafs de Toronto pour participer à son leur camp de développement estival. Pépin, 17 ans, n’a joué qu’une demi-saison dans la LHJMQ après avoir amorcé la campagne dans le circuit collégial québécois.