Treize fois championne du monde, Laurence Vincent-Lapointe a de nouveau décroché son laissez-passer pour les Mondiaux 2019.

Laurence Vincent-Lapointe, toujours la fille à battre

Trois-Rivières — En un week-end, Laurence Vincent-Lapointe a réglé son agenda des prochains mois.

Comme prévu, la Trifluvienne a de nouveau été imbattable cette fin de semaine aux essais nationaux de canoë-kayak de vitesse à Montréal. En s’imposant à la fois au C1 200m et au C2 500 mètres avec sa partenaire Katie Vincent, la protégée de Mathieu Pelletier a tablé sur son titre de championne du monde, et elle obtient automatiquement son billet pour les prochains Mondiaux à Szeged, en Hongrie, à la fin d’août, en plus évidemment d’avoir accès au parcours des Coupes du monde qui va mener jusque-là.

En C1, Vincent-Lapointe s’est imposée facilement avec un temps de 00:47.997, avec une avance de 1,902 seconde sur Vincent. Anne-Sophie Lavoie-Parent a terminé l’épreuve en quatrième place, en 00:52.139 minute. En C2 le duo a franchi les 500m en 02:05.823 minutes, près de cinq secondes devant Sophia Jensen et Julia Lilley Osende. Encore là, pas trop de suspense. «C’est du Laurence tout craché. Dans les grosses épreuves, elle livre toujours la marchandise. Les conditions n’étaient faciles pour personne en fin de semaine, mais elle n’a pas été affectée. Elle était en mission! C’est bien de la voir hyper dominante comme ça à ce stade-ci de la saison, ça va donner le ton aux prochains mois», soulignait Pelletier.

Un autre membre du club trifluvien s’est qualifié ce week-end pour le circuit des Coupes du monde, soit Vincent Jourdenais en K2 1000m. «Il est encore éligible pour les championnats U23 à 22 ans. Ce qu’il a fait en fin de semaine, c’est impressionnant.»

Pelletier disait d’ailleurs être très excité par les performances globales de ses plus jeunes athlètes à ces essais. Lavoie-Parent a terminé 4e chez les seniors en C1 200m, alors qu’elle est encore sous les U23. Même genre de performance pour Maxence Beauchesne, auteur d’une 6e place chez les seniors, lui qui est U23. «En K1 200m, nous avons placé cinq gars sur les neuf premiers. Et neuf dans le top 15! On est en train de se développer une belle petite spécialité», souriait Pelletier. «Maxence nous a surpris un peu, dans l’optique où il n’a pu venir s’entraîner avec nous en Floride en raison de ses études en pharmacologie. Il a continué de s’entraîner ici, à l’intérieur, mais ce n’est pas la même chose. Il faut aussi parler de Laurent Lavigne, qui nous a épatés avec une neuvième place alors qu’il n’a que 18 ans. On le savait rapide, mais peut-être pas à ce point!»

Déception pour Langlois et Crête

Par contre, deux des ténors du club sont revenus à la maison avec des déceptions. Victime d’un épuisement professionnel, c’était le grand retour de l’olympienne Andréanne Langlois mais elle a dû se contenter de la quatrième place en K1 200m. Ce fut encore plus difficile en K1 500m, où elle a terminé au cinquième rang. «Elle est en train de se reconstruire, c’est un processus. À l’entraînement, ça va super bien. Il faut maintenant apprendre à amener ça en course. Elle n’était pas loin, ce ne sont pas des contre-performances. Elle a juste manqué un peu de confiance dans le dernier droit. Ça se travaille», assure Pelletier. «Pour elle, les Coupes du monde ne sont plus accessibles, mais elle peut toujours se qualifier pour les Jeux panaméricains. C’est quand même une compétition d’envergure.»

Dominic Crête doit viser le même chemin, lui qui a terminé 3e au K1 200m. «Il était le champion en titre, mais il avait gagné avec bien peu de marge. La course a de nouveau été serrée cette année, mais ça n’a pas été à son avantage. Ça arrive. C’est différent quand tu es le gars à battre sur la ligne, Dominic vient de le vivre. C’est une expérience qui sera bénéfique même si à court terme, il est déçu.»