Laurence Vincent-Lapointe a établi une nouvelle marque mondiale au C-1 5000 m (25min00,822sec).

Laurence Vincent-Lapointe brise un record mondial

Après une course spectaculaire au C-2 500 m où elle a gagné l’argent aux côtés de Katie Vincent, la Québécoise Laurence Vincent-Lapointe a décroché l’or au C-1 5000 m pour conclure sa journée, dimanche, à la Coupe du monde de Duisbourg, en Allemagne.

La canoéiste de Trois-Rivières est parvenue à se démarquer en complétant les 5 kilomètres en 25 min 0,822 s. Cet excellent chrono abaisse de 58 secondes l’ancienne marque mondiale, qui appartenait depuis l’an dernier à Volha Klimava de la Biélorussie. 

«J’ai fini sur une bonne note et je suis très satisfaite de ma fin de semaine, surtout avec l’accumulation de la fatigue», a confié Vincent-Lapointe, alors que les essais nationaux et les deux premières Coupes du monde se sont suivis au cours des dernières semaines.

La Chinoise Xu Shixiao a suivi 17,175 secondes plus tard, tandis que la Chilienne Maria Mailliard a pris le troisième rang. Plus tôt dans la journée, on a eu droit à une fin de course chaudement disputée en finale du C-2 500 m. 

Laurence Vincent-Lapointe et Katie Vincent ont finalement terminé deuxièmes, à 0,318 seconde de l’équipe hongroise. 

«Nous avons fait une excellente course et je ne suis pas déçue de terminer avec la médaille d’argent. Elles ont seulement réussi à aller chercher la petite coche de plus à la toute fin, ce qui a fait la différence», a indiqué la Trifluvienne. 

Après avoir respectivement gagné l’or et l’argent au C-1 500 m, samedi, Vincent-Lapointe et Vincent ont mené durant une bonne partie de la finale, mais ont été rattrapées dans les 100 derniers mètres par les Hongroises Virag Balla et Kincso Takacs (1 min 51,587 s). Ce sont les Russes Kseniia Kurach et Olesia Romasenko qui ont remporté le bronze.

Avant cette médaille d’argent, Laurence Vincent-Lapointe surfait sur une séquence de trois médailles d’or consécutives sur le circuit de la Coupe du monde lors des épreuves de son sport qui seront présentées pour la première fois aux Jeux olympiques, l’an prochain à Tokyo.

«Nous n’avons presque pas ralenti dans la deuxième moitié de la distance et nous avons vraiment poussé. Nous avons très bien ramé et c’est tout en leur honneur d’avoir réussi la remontée», a ajouté la Québécoise.

L’or... même mal en point

Même si elle a vomi tout juste avant la finale, Laurence Vincent-Lapointe était montée sur la plus haute marche du podium au C-1 200 m de samedi.

Tout comme la fin de semaine dernière, la Trifluvienne avait dominé la compétition, malgré une préparation qui aurait pu lui coûter l’or avant la finale. «J’ai voulu m’assurer d’être bien hydratée et j’ai bu beaucoup trop d’eau. Avec la nervosité, je ne me sentais pas bien et j’ai tout vomi! C’était la première fois que ça m’arrivait, mais j’étais vraiment calme et prête une fois rendue sur l’eau», a-t-elle indiqué. 

Cet incident ne l’a pas empêchée d’être la plus rapide avec un chronomètre de 45,996 s, devançant ainsi sa coéquipière Katie Vincent (47,180 s). La Hongroise Kincso Takacs a complété le podium.

En demi-finale, Laurence Vincent-Lapointe avait aussi connu une bonne course, passant à 0,013 s d’abaisser son propre record du monde. «Honnêtement, je suis vraiment contente de ma journée, j’ai failli faire un faux départ en demi-finale et j’ai trop bu avant ma finale, mais j’ai tout de même réussi à l’emporter.»

Du positif pour Poulin et son équipe

Pierre-Luc Poulin était en équipe avec Mark De Jonge, Nicholas Matveev, Simon Mctavish pour le K-4 500 m. Après une cinquième place de leur groupe en demi-finale, le quatuor s’est bien repris en finale B en étant les plus rapides, complétant la distance en 1 min 19, 827 s. 

«Nous avons joué un peu plus safe dans la demi-finale en espérant finir en force. Nous avons connu une bonne course mais c’était trop peu trop tard pour revenir sur les opposants», a fait savoir l’athlète de Lac-Beauport. Somme toute, cette performance est comparable à celles de la finale A, à moins d’une seconde d’un podium. Selon Poulin, c’est de bon augure en vue des Championnats du monde. 

«Nous sommes dans le mix que nous désirons être et de finir la finale B de cette façon, ça confirme notre niveau. Il reste 11 semaines avant les Mondiaux et nous savons exactement sur quoi travailler pour s’améliorer.»

Pour sa part, Vincent Jourdenais de Trois-Rivières a participé à la finale B du K-2 1000 m, aux côtés de Brian Malfesi, de la Colombie-Britannique. 

Ces derniers ont terminé la course au quatrième échelon avec un temps de 3 min 12,214 s. Jourdenais s’est aussi classé 30e au K-1 5000 m.