­Xavier Boucher et Samuel Fortier ont bien hâte d’inaugurer leur nouveau local.
­Xavier Boucher et Samuel Fortier ont bien hâte d’inaugurer leur nouveau local.

L’art de se réinventer

TROIS-RIVIÈRES — Ce n’est pas la COVID-19 qui aura raison de la passion débordante de Xavier Boucher pour le développement des habiletés individuelles de hockey.

Le Trifluvien, recruté par les Saguenéens de Chicoutimi pour maximiser le talent des joueurs de Yannick Jean, peaufine actuellement le tout nouveau local loué par Optimize dans le secteur Cap-de-la-Madeleine où est nichée une surface synthétique de 1100 pieds carrés.

En rejoignant Samuel Fortier chez Optimize il y a quelques semaines, Boucher permet à cette petite boîte d’offrir tous les services aux joueurs ou aux équipes qui cherchent à se perfectionner à l’extérieur de la glace. Entraîneurs, psychologues, kinésiologues font équipe pour couvrir tous les angles. Boucher, Fortier et leur équipe n’attendent que le feu vert du gouvernement provincial afin de recevoir les premiers clients. «On a un petit partenariat avec Hockey Shots, qui nous donne accès à une glace synthétique de première qualité. C’est beaucoup plus grand comme superficie que ce que j’avais à Fernand-Asselin, et c’est plus intéressant comme qualité de glace aussi. On peut l’aménager de façon à avoir six stations en même temps», fait valoir Boucher.

L’ex-capitaine des Estacades midget AAA travaille avec la relève de la région depuis quelques années. Il sait déjà que son agenda sera rempli pour l’été, pour des cours personnalisés. Pour les trois autres saisons, Optimize espère aussi attirer des équipes à son centre de perfectionnement. «Je pense aux plus jeunes qui ont très peu d’entraînements sur glace en semaine. J’ai la certitude qu’on peut devenir un complément très intéressant. En plus de la glace synthétique, on a un gym et bientôt, une surface de dek à l’extérieur. Il y a moyen de faire une rotation qui peut être très stimulante», note-t-il, en vantant les mérites du synthétique. «Ce n’est pas exactement la même chose qu’une vraie glace, mais ça se ressemble. Il y a 5-10% de résistance additionnelle, alors la glisse est un peu moins facile. Mais après une ou deux séances, un joueur arrive à reproduire pas mal la même puissance que sur une vraie glace. C’est la même chose pour l’agilité, si on fléchit les genoux juste un peu plus.»

En attendant de pouvoir offrir ses nouveaux gadgets à sa clientèle, Boucher ne reste pas les bras croisés pendant cet isolement obligatoire. Il a offert il y a deux semaines une conférence en ligne sur l’entraînement des habiletés individuelles à la maison. La semaine dernière, il a répété l’expérience, cette fois en décortiquant un match avec Hendrix Lapierre, jeune joueur vedette des Saguenéens de Chicoutimi. Il a également amorcé de l’entraînement personnalisé en ligne. «Ça fonctionne bien. Assez pour peut-être étendre cette offre quand le confinement sera terminé. C’est étonnant de voir les progrès réalisés par les joueurs même si tu les supervises par une caméra. Tout ça montre une chose : il ne faut pas avoir peur de se réinventer. La créativité, au hockey comme dans les autres domaines, ça ouvre bien des possibilités…»