Xavier Laneuville

Laneuville a côtoyé des pros

TROIS-RIVIÈRES — Xavier Laneuville l’avoue, il a eu besoin d’une semaine d’acclimatation avant de se sentir à l’aise à Orlando. Mais une fois le choc tropical passé, le jeune homme de 17 ans a rapidement trouvé ses repères et il a laissé une forte impression, lors du camp d’entraînement de soccer de l’Académie Montverde, où il passera la prochaine année.

Laneuville a rejoint un groupe sélect de surdoués pendant une vingtaine de jours. C’était la première fois qu’il pouvait constater l’ampleur et le prestige associés à cette institution floridienne, avantageusement connue dans le milieu sportif pour offrir des plateaux de choix aux athlètes de certaines disciplines, dont le basketball, le hockey et, bien sûr, le soccer.

«C’est un gros campus. Leur équipe de basketball trône au sommet aux États-Unis, il y a des maisons d’athlètes autour du campus. Franchement, tu te sens comme un pro!»

Le milieu de terrain s’entraînait tous les jours, parfois à la chaleur suffocante. L’encadrement des nombreux entraîneurs lui a cependant assuré de vivre trois semaines agréables. «Ils pensent à tout. Il y a des stations d’entraînement en fonction de nos exercices et des porteurs d’eau! Lors de la troisième semaine, c’était devenu une routine. J’ai beaucoup appris en peu de temps.»

Des matchs l’ont opposé à des équipes professionnelles, dont le Racing Club de l’Argentine. Cette formation se préparait d’ailleurs en vue de la Copa Libertadores, l’une des compétitions les plus importantes en Amérique du Sud qui, on le sait, est un bastion du soccer international.

Xavier Laneuville a affronté des joueurs professionnels pour la première fois de sa carrière, à Orlando.

«Nous n’avons pas été déclassés! On a aussi rencontre des clubs du Brésil et des académies en provenance d’Europe.»

Laneuville saisit la chance qu’il a de pratiquer son sport favori dans un tel environnement, avec des adversaires de grande qualité. Dans les résidences, il a pu fraterniser avec des joueurs de partout sur la planète, dont plusieurs Africains. «Ils venaient du Sénégal. La plupart ont des parents qui sont dans la noblesse de leur pays. Parfois, c’est l’influence d’un agent qui les amène dans les académies réputées.»

Le Trifluvien a côtoyé un professionnel évoluant en Ligue 2, en France. Un type qui, selon lui, gagne au-dessus de 100 000 euros par année. Ça fait rêver, non? «Ils disputaient leur saison d’été à Orlando. C’est intéressant d’échanger avec des pros, de regarder la Coupe du monde en gang avec des gens de différentes nations.»

Il est déjà de retour au pays, mais c’est pour mieux repartir dans quelques semaines, au moment où il amorcera la dernière année du high school américain. S’il était demeuré au Québec, il entrerait au cégep.

«Je suis les cours de base et mon anglais s’améliore. Les choses vont bien!»

Signe que la passion ne s’estompe pas, il a rapidement joint les rangs du Club de soccer de Trois-Rivières en rentrant au bercail. Il était d’ailleurs sur le terrain, en fin de semaine, lors d’une victoire de 5-0 de l’équipe des moins de 21 ans, contre Pierrefonds.