Carey Price a eu droit à un avant-goût du Match des étoiles, jeudi face aux Hurricanes.

La tête dans les étoiles

COMMENTAIRE / Les joueurs du Canadien et des Hurricanes ont probablement consulté un calendrier périmé avant de sauter sur la patinoire pour leur duel, jeudi soir. À les voir aller, ils se croyaient déjà en mode Match des étoiles!

Replis défensifs peu convaincants, revirements à volonté, couvertures ratées dans l’enclave, tout y était. Carey Price et Cam Ward ont certainement eu une impression de déjà-vu en revivant leurs expériences du Match des étoiles.

En toute honnêteté, qui aurait cru un tel spectacle possible entre ces deux formations qui n’ont pas l’habitude de soulever les passions cette saison?

La deuxième période a d’ailleurs donné lieu à une séquence époustouflante alors que cinq buts ont été marqués en l’espace de deux minutes et 51 secondes. De la pure folie!

Charles Hudon en a justement profité pour aiguiser sa confiance offensive avec deux buts et une passe. Voilà qui pourrait lui faire du bien.

Mais pendant que le Canadien se dégourdissait en territoire ennemi, c’était le désastre défensivement. À de nombreuses reprises, le pauvre Carey Price n’avait aucune idée où donner de la tête, tellement la confusion régnait à proximité de son filet.

Imaginez, le Canadien a comblé trois déficits dans la soirée. C’est énorme! Le problème, c’est qu’à chaque fois, les Hurricanes n’ont eu besoin que de quelques secondes avant de reprendre l’avance. Il y a certainement quelque chose qui cloche...

Remarquez, tout n’est pas mauvais dans un tel match, même si le plan de match a rapidement été jeté à la poubelle.

Au bout du compte, les grands gagnants étaient assis dans les gradins ou encore confortablement dans leur salon. Souvent confrontés à un anti-spectacle, les partisans ont eu droit à de l’action à profusion. Si les entraîneurs ont passé une bonne partie de la soirée à s’époumonner sur des mots d’église, les amateurs, eux, ont été gâtés. Ça fait du bien.

Dans une saison où les séries éliminatoires ressemblent de plus en plus à un mirage, aussi bien se divertir convenablement.