Marie-Ève Nault participera à un match de la Coupe de Suède dans quelques jours, puis retrouvera l'équipe canadienne de soccer pour le Tournoi de Chypre.

La Suède et Chypre au menu pour Marie-Ève Nault

Dans un peu plus de 15 mois, le Canada vibrera au rythme du soccer féminin avec le lancement de la Coupe du monde de la FIFA. La sélection nationale pourrait bien inclure une Trifluvienne, la même qui avait foulé les terrains des plus gros stades d'Allemagne en 2010, deux ans avant de prendre part aux Jeux olympiques de Londres, couronnés par la conquête de la médaille de bronze face à la France.
Plus déterminée que jamais à conserver son poste au sein de l'équipe canadienne, Marie-Ève Nault entamera, dans les prochains jours, une importante phase de compétitions qui influencera grandement la suite de sa carrière professionnelle.
Ce sprint s'amorcera avec une rencontre de la Coupe de Suède, le 1er mars, quand le KIF Örebro se mesurera aux championnes de la dernière saison en ligue suédoise, dans le cadre d'une joute quart de finale. Quelques jours plus tard, Nault s'envolera pour la Méditerranée, où le Canada tentera de remporter un premier titre en trois ans au Tournoi de Chypre, l'un des événements les plus importants sur la scène du soccer féminin.
L'édition 2014 sera d'autant plus importante pour les joueuses, qui veulent prouver leur valeur au sélectionneur, à quelques mois du grand rendez-vous planétaire. «Nos énergies sont concentrées en vue de la Coupe du monde», admet Marie-Ève Nault, qui a passé les derniers mois à s'entraîner avec ses coéquipières dans la région de Vancouver.
Un camp fort concluant pour celle qui abordera sa saison professionnelle en Suède, à la mi-avril, dans de bien meilleures dispositions. «Je sens que je suis dans les plans de l'équipe canadienne, je me pose pas mal moins de questions qu'au retour des Jeux de Londres! Je crois que John (Herdman, l'entraîneur-chef) fait confiance au groupe qui a gagné le bronze aux Olympiques.»
Celle qui a récemment célébré ses 32 ans verra son lot d'action dans les jours à venir. Elle sera d'ailleurs confrontée à d'excellentes joueuses. «En Coupe de Suède, j'évoluerai sur le même terrain que quelques représentantes de l'équipe nationale de ce pays. Puis, à Chypre, on sait que l'adversité est toujours au rendez-vous. Nous voulons laisser une bonne impression: on organise la prochaine Coupe du monde et puisqu'on ne participe à aucun tournoi qualificatif pour l'événement, il faut redoubler d'ardeur dans ces compétitions.»
C'est aussi pourquoi Soccer Canada a prévu des matchs amicaux contre les États-Unis (mai), l'Allemagne (juin) et le Japon (octobre) en cours d'année. À moins d'une blessure ou d'un quelconque imprévu, Marie-Ève Nault se libérera des activités du KIF Örebro pour rejoindre ses coéquipières de l'équipe nationale.
Sur le plan technique, John Herdman s'attend à voir la Mauricienne s'impliquer davantage offensivement. Elle a beaucoup travaillé sur cet aspect de son jeu. «Il aimerait que la défense latérale coupe plus souvent vers l'intérieur pour prendre des tirs au but ou appuyer l'attaque. C'est bien beau, les centres, mais notre travail ne se limite pas seulement à ça.»
Nault croit qu'elle pourrait tirer avantage de cette stratégie. «Comme John me l'a rappelé, je suis plus confortable avec mon pied droit et en plus, je joue à gauche. Je ne dois pas avoir peur de garder le ballon un peu plus longtemps.»
Au moment de son entretien avec Le Nouvelliste, elle profitait d'un deuxième séjour de repos à Trois-Rivières en trois semaines. «Mais je ne devrais pas être de retour chez moi avant les deux semaines de congé, prévues en juillet. Ça va être un gros coup à donner!»
Au final, les sacrifices pourraient toutefois en valoir la peine. «C'est mon rêve de jouer en Coupe du monde devant mes parents et mes amis. En plus, il y a une rencontre du Canada à Montréal. J'y pense souvent!»