Guy Carbonneau était mon idole de jeunesse.

La soirée de Carbo

Contrairement à mes collègues Turcotte et Gauthier, je ne suis pas religieusement les activités du Canadien et des autres équipes de la Ligue nationale de hockey.

Au cours des dernières années – plus particulièrement depuis la naissance de mon aîné il y a près de cinq ans – je peux compter sur les doigts de mes deux mains les matchs du CH que j’ai regardés au complet. Mais ce ne fut pas toujours le cas. À une certaine époque, j’étais un grand amateur de notre sport national. Et comme la plupart des gérants d’estrade, j’avais mes joueurs préférés. Il y a entre autres eu Mike Modano, Mike Ricci à l’époque des Nordiques et Mike Cammalleri. Mais le premier fut Guy Carbonneau. 

Enfant, je vouais un véritable culte au fougueux attaquant au style défensif. Je me souviens encore de l’excitation qui m’habitait lorsque mes parents m’ont offert un chandail du CH avec son nom et son numéro 21 dans le dos et quand mon oncle Steve m’a offert un bout de papier qu’il m’avait personnellement autographié. Il l’avait rencontré lors d’un tournoi de golf. «À Mathieu, meilleurs vœux», pouvait-on lire en haut de sa signature que j’ai tenté d’imiter à de nombreuses reprises dans mes cahiers scolaires...

Donc, quelle coïncidence que l’on me confie la tâche de donner mes impressions sur l’affrontement entre le Canadien et les Sénateurs et qui a été précédé par un hommage à celui qui a récemment été intronisé au Temple de la renommée du hockey. J’ai d’ailleurs été touché par la vidéo qui a été présentée au Centre Bell avant qu’il se rende au centre de la glace afin de recevoir une ovation bien méritée. En fait, je dois avouer que j’ai été plus attentif aux capsules relatant les moments forts de sa carrière qu’a présentées RDS pendant les entractes qu’au match lui-même! Au fait, le Canadien a bien perdu 2-1 en prolongation?