Laurence Vincent-Lapointe a aidé les artisans du Gala Sport-Hommage à réparer une erreur en acceptant de rencontrer Simon Ricard-Vallée.

La rencontre que Simon n’attendait pas

SHAWINIGAN — L’erreur est humaine. Mais certaines font plus mal que d’autres.

Un pépin technique lors du dernier Gala Sport-Hommage Mauricie a privé le kayakiste Simon Ricard-Vallée de son petit moment de gloire, alors que des centaines de personnes étaient réunies Complexe sportif Alphonse-Desjardins.

Associé au Club de canotage de Shawinigan, Simon était en nomination dans la catégorie Athlète ayant un handicap.

Afin de remédier à la situation, la Corporation Sport-Hommage a corrigé le tir façon habile, c’est-à-dire en invitant Laurence Vincent-Lapointe chez Simon, à Shawinigan. Le jeune homme de 32 ans ne se doutait de rien. Il présentait ses nombreuses médailles obtenues au fil des années au président de la Corporation, André Beauchesne, quand la championne du monde de canoë est apparue dans son champ de vision.

La championne du monde se trouve à être son idole. Ému, Simon Ricard-Vallée peinait à contenir sa joie. «Un champion comme toi, ça mérite des beaux cadeaux», lui a dit Vincent-Lapointe, en lui tendant sa médaille d’or obtenue lors d’une Coupe du monde en République tchèque, il y a cinq ans.

«Tu peux la garder, elle est à toi», lui a confié la reine du canoë, qui avait aussi amené la médaille d’or des Jeux panaméricains de Toronto.

«Celle-là, je la garde pour moi, car elle a une valeur très particulière.»

Le kayakiste ne s’est pas fait prier pour ajouter la médaille de sa nouvelle amie à sa collection. «Quand je serai aux Olympiques, tu la mettras à ton cou pour me porter chance.»

Simon la portera, il n’y a aucun doute!

Un combat
La mère de Simon, Carole Ricard, tente de convaincre Canoë-Kayak Canada d’inclure la discipline que pratique son fils aux Olympiques spéciaux. «Ils nous répondent que c’est un sport trop technique pour les jeunes déficients. Pourtant, Simon fait maintenant partie de la section élite au Club de canotage de Shawinigan. Nous croyons que les fédérations doivent s’impliquer davantage.»

Un message qui rappelle à Vincent-Lapointe sa bataille personnelle pour faire du canoë féminin un sport olympique. Il y sera enfin, à Tokyo en 2020, et la Trifluvienne s’en promet. «Ne perdez pas espoir. Vous pouvez compter sur mon soutien.»

Simon Ricard-Vallée a aussi reçu plusieurs cadeaux, gracieuseté de Sport-Hommage Mauricie et de ses partenaires.