Francis Turbide

La polyvalence de Turbide sert bien le Drakkar

Steve Ahern a tenu parole. Quelques semaines avant la fin des transactions, le directeur-gérant du Drakkar était ouvertement à la recherche de renfort en vue du dernier droit, mais il excluait à ce moment-là de démembrer son trio de 20 ans.
Pourtant, il aurait été facile pour Ahern de dénicher un patineur de 20 ans plus productif que Francis Turbide, par exemple. Après tout, le Trifluvien apparaît seulement au 18e rang des marqueurs de son équipe. Mais ni Ahern, ni Éric Veilleux n'évaluent leur personnel en fonction des statistiques. Comme les mamans, ils savent qu'une sauce à spaghetti se démarque d'abord et avant tout par les épices...
«Ce n'est pas un clown! C'est un gars droit, très mature. C'est un gars qui ne parle pas souvent mais quand il le fait, il est écouté. Il fait partie de nos leaders», raconte Éric Veilleux à propos de l'ex-Estacades, qui passe maintenant plus de temps à la ligne bleue qu'à l'attaque, sa position naturelle. «C'est notre Larry Robinson! Il nous rend de précieux services en défense, en plus de jouer à l'avant en désavantage numérique», ajoute le pilote du Drakkar.
Pour sa part, Turbide avoue avoir eu chaud dans les derniers jours du marché des échanges. «J'étais un peu nerveux. Quand tu as 20 ans, tu sais que ça peut bouger rapidement. À la fin, je suivais ça via les médias sociaux comme plusieurs de mes coéquipiers. À notre époque, c'est la façon la plus rapide d'apprendre les transactions! J'étais confiant de rester, car je crois en ce que j'apporte à l'équipe, mais j'étais bien content que la période des transactions se termine.»
Obtenu dans la transaction faisant passer les droits de Nathan Mackinnon aux Mooseheads d'Halifax, Turbide aura donc évolué durant trois saisons avec le Drakkar, lui qui avait été un choix de troisième ronde des Mooseheads, avec qui il avait fait ses débuts dans la LHJMQ à 17 ans.