Alex Galchenyuk croyait avoir marqué le but égalisateur en fin de troisième période, mais une contestation du Canadien est venue annuler sa réussite.

La peau des dents!

CHRONIQUE / La peau des dents. Voilà ce qui a sauvé le Canadien mercredi face aux surprenants Coyotes.

Le Tricolore n’a pas disputé un vilain match, loin de là. Carey Price a été impérial devant le filet, Joel Armia avait des ailes et l’avantage numérique s’est même permis un but face à la meilleure unité de désavantage numérique de la LNH. Quand même!

Mais au bout du compte, c’est une reprise vidéo d’une précision chirurgicale qui aura permis au Bleu-blanc-rouge d’éviter d’être hanté par Alex Galchenyuk à son retour au Centre Bell. Fidèle à son habitude, Chucky n’a pas mangé les bandes, mercredi. Peu visible pendant la majeure partie de la rencontre, il était toutefois convaincu d’avoir créé l’égalité en fin de troisième période. Malheureusement pour lui, dans les secondes précédant son but spectaculaire, réalisé au vol depuis l’enclave, la rondelle avait quitté le territoire du Canadien. Par un cheveu, peut-être même moins que ça.

Cette décision, combinée à la victoire, permettra certainement à Artturi Lehkonen de mieux dormir. Le 62 a déjà eu meilleure mine et il faudrait peut-être penser à l’insérer dans la rotation... sur la galerie de presse!

L’unique but des Coyotes est entièrement de sa faute. Ça prend une moyenne crampe au cerveau pour aller à son banc pendant une infériorité numérique. Et ça devient encore plus douteux lorsque le jeu se déroule en deuxième période et que le banc est à l’autre bout de la patinoire.

Sur la séquence, il est vrai que Lehkonen jouait sans bâton puisqu’il l’avait prêté à Shea Weber qui venait de briser le sien. Le 62 était évidemment moins utile qu’avec un bâton dans ses mains. Mais en quittant son territoire, il a offert un cinq contre trois sur un plateau d’argent aux Coyotes qui n’ont mis que quelques secondes pour exploiter la ligne de passe qui s’était ouverte en son absence.

Quant au reste du groupe, il peut partir en congé le cœur léger. À la surprise générale, le Canadien est avantageusement positionné dans la course aux séries éliminatoires. À un petit point des Leafs et du deuxième rang dans l’Atlantique aussi tard dans la saison, ça relève de l’exploit.

Mais le Tricolore ne pourra se permettre le moindre petit relâchement lors du sprint final. Les autres prétendants ne sont pas bien loin dans le rétroviseur.