Richard Dober Jr est loin de fermer la porte à une participation aux Jeux olympiques de Rio, au Brésil, en 2016.

La passion est toujours là pour Richard Dober Jr

Il a franchi la trentaine depuis quelques années, il exerce la chiropratie à temps plein et il se doit maintenant de réserver du temps pour la famille. Mais ça n'empêche pas Richard Dober Jr de continuer à se nourrir de cette passion qui l'anime depuis sa tendre enfance, et qui le pousse à faire les sacrifices nécessaires pour garder sa place au sein de l'élite internationale.
Le Trifluvien n'est pas seulement un kayakiste d'exception, il est aussi tout un gymnaste pour réussir à concilier tout ça et il l'a prouvé à nouveau le week-end dernier en méritant sa place pour le championnat du monde, qui sera présenté à Moscou dans un mois.
Avec son coéquipier Hughes Fournel, Dober a enlevé les deux premières manches des essais nationaux, ce qui leur permet de pouvoir se mesurer aux meilleurs duos sur 200m. L'an dernier, avec Ryan Cochrane, Dober y avait mérité une huitième place.
«L'objectif est toujours le même au championnat du monde, on veut percer le top 5 et se faufiler sur le podium. Notre entraîneur a essayé différentes combinaisons ces dernières années pour envoyer la meilleure équipe possible au championnat du monde, et je pense que c'est celle-ci qui est la plus solide. Bien sûr, il reste à le prouver en Russie, mais j'ai confiance.»
Ils ont quelques semaines devant eux pour parfaire leur préparation et leur entraîneur les a prévenus qu'il serait très exigeant. Mais d'abord et avant tout, Dober s'est offert une petite pause. «Je suis brûlé raide en ce moment. En vieillissant, tu apprends à te reposer un peu plus, à mieux écouter tes besoins. Après le repos, on va repartir la machine. Rien n'est gratuit dans la vie, on va récolter ce que l'on mérite. Mais avant de s'attaquer à cette phase finale de préparation, j'avais grandement besoin de recharger les batteries.»
Comme tout athlète, viendra un jour où ce rythme de vie un peu fou finira par lui peser sur les épaules, où les contraintes seront de plus en plus difficiles à accepter. À ce moment-là, Dober va tirer sa révérence. Mais ses rivaux devraient attendre avant de se réjouir trop vite, car ce n'est pas pour demain matin! S'il n'est pas prêt à dire qu'il vise ouvertement les Olympiques de Rio en 2016, il est bien loin de fermer la porte. «Je sais que les Jeux s'en viennent, mais je ne veux pas trop y penser. À ce stade-ci de ma carrière, j'y vais une année à la fois. Ça ne donne rien de trop planifier sur du long terme.»
Carnet de notes
Dober croit que la Classique internationale de canots de la Mauricie va gagner son pari et qu'elle réunira assez d'équipes pour lancer sa nouvelle épreuve de K-2 dès 2014. «Il y a de l'engouement, c'est clair. Des Canadiens sont prêts à venir, des Européens aussi. Je pense bien que le K-2 sera de la partie dès la prochaine édition», a avancé Dober, choisi président d'honneur de l'événement pour les deux prochaines années. Rappelons que la Classique veut au moins 15 équipes sur la ligne de départ pour concrétiser la nouvelle épreuve de K-2. Si ce chiffre n'est pas atteint, alors la Classique retardera à 2015 l'arrivée des kayaks dans sa programmation.