Carey Price

La manière, on s’en fout!

COMMENTAIRE/ On a beau le trouver lent et dépassé, Shea Weber a encore sa place avec le Canadien. On l’a constaté à la dure, jeudi, lors de la visite de l’une des pires équipes de la LNH.

Weber ne gagnera pas le trophée Norris. Pas à son âge. Trente-quatre ans, c’est jeune pour se lancer en politique, mais dans la LNH, vous auriez déjà votre carte de l’âge d’or. Et je ne dis pas ça de façon péjorative.

Je connais des joueurs de 50 ans et plus qui auraient commis moins de revirements que certains défenseurs du Canadien face aux Ducks! Quand je dis que Weber a manqué au CH, c’est là où je veux en venir.

Des sorties de zone qui devaient être faciles se sont transformées en occupation du territoire montréalais par une équipe d’Anaheim en reconstruction. Trop souvent. Et que dire des erreurs commises dans le territoire ennemi, en avantage numérique!

Le Canadien n’avait pas le droit d’échapper le match jeudi. Pas si vous campez dans le coin des éternels optimistes, ceux qui jurent encore, dans les soirées entre amis ou dans des discussions animées avec le beau-père ou l’oncle Gilles, que l’équipe peut encore se faufiler en séries.

Philadelphie et la Floride ont perdu, alors que Toronto traverse une séquence difficile. Ça adonne que le Canadien accumule une jolie récolte de points depuis la mi-janvier. Carey Price y est pour beaucoup. Nick Suzuki aussi. Même Jeff Petry, l’auteur du but vainqueur, écoule de grosses minutes sur la patinoire.

Parmi les joueurs d’utilité, je continue à être impressionné par l’efficacité de Nate Thompson. Autant je maudissais Claude Julien de lui donner des traitements de faveur à l’automne au détriment des jeunes, autant je salue l’implication de ce vétéran. Un autre p’tit vieux: 35 ans!

Tout ça pour dire que peu importe la manière, c’est bon de voir le Canadien arracher des victoires qu’il ne mérite pas nécessairement. On a trop souvent vu cette équipe, cette année, perdre des matchs qu’elle aurait pu – et dû – gagner.

Quand les joueurs blessés reviendront, on aura une bonne idée de quel bois se chauffe cette troupe.