À l’instar de la Formule 1, les «grid girls» disparaîtront de la grille de départ au GP3R.

La fin d’une vieille tradition au GP3R

Trois-Rivières — Après la Formule 1 plus tôt cette semaine, c’est au tour du Grand Prix de Trois-Rivières de faire tomber une vieille tradition de la course automobile. On ne retrouvera plus de de mannequins féminins sur la grille de départ l’été prochain.

Plus tôt cette semaine, la Formule 1 a annoncé un changement similaire à propos de ses «grid girls», une décision prise par son nouveau propriétaire, Liberty Media, qui estimait que la pratique n’était plus appropriée en 2018. Une décision qui a permis au GP3R d’aller de l’avant dans un processus qui était déjà en réflexion.

«Quand la F1 a pris la décision, ça nous a donné la petite poussée supplémentaire pour le faire. Nous, ce ne sont pas des mannequins, les filles ont 16-17 ans. Quand nous avons instauré cette manière de faire, ce n’était pas pour que les filles agissent en mannequin, mais davantage comme des représentantes. On se servait de la fonction pour leur montrer comment agir en public et se bâtir une confiance en elle», explique le directeur général du GP3R, Dominic Fugère, qui rappelle qu’un garçon se retrouvait aussi sur la ligne de départ l’an dernier.

Dorénavant, ce sont de jeunes pilotes de karting qui se retrouveront sur la grille de départ à titre de porte-étendard, et pourront ainsi côtoyer les pilotes de la série NASCAR Pinty’s avant le lancement de l’épreuve reine du GP3R.

«Pour un petit gars de karting, c’est bien plus le fun de jaser avec un pilote que pour une de nos filles.»

Quant à celles qui avaient leur place sur la grille l’an dernier, le GP3R leur réserve un rôle.

«On s’est dit que ce serait plus enrichissant pour les filles d’être hôtesses dans les loges. Parmi celles qui l’ont fait dans les dernières années, certaines ont été engagées par Nissan pour leur kiosque. Nous avons toujours vu ça comme de la formation», indique Fugère.

Ce changement rompt avec une tradition bien établie dans le monde du sport automobile. On le voit d’ailleurs avec la promotion autour des Monster girls faite chaque année par la compagnie de boisson énergétiques au GP3R.

«On avait le sentiment que le sport est rendu ailleurs. Ce n’est pas un haro contre les belles filles. Si on a commanditaire qui veut qu’un mannequin le représente, on va les accueillir à bras ouvert et travailler avec eux. Mais il s’agit d’un rôle différent de ce que faisaient nos filles et garçons», lance le directeur général.

Une deuxième pour le GP3R
Ironiquement, il ne s’agit pas de la première fois que l’organisation du Grand Prix fait partie d’un tel changement de mentalité. L’an dernier, l’ePrix de Montréal avait été le premier événement du championnat de Formule électrique où les mannequins ont cédé leur place à des enfants. Toutefois, à la demande du promoteur local, les mannequins féminins sont revenues sur la grille cette année, lors de l’épreuve de Hong Kong, mais la Formule E a réitéré sa décision de rompre avec cette pratique depuis.

Or, c’est au GP3R qu’avait été confiée la gestion de la course montréalaise, et l’organisation a demandé à Anne Roy, qui avait mis le tout en place dans la métropole, de faire de même dans la cité de Laviolette.