Originaires de la France, Axel Levrot, William Kisuka et Mickaël Bournet apprécient leur expérience au sein des Diablos du Cégep de Trois-Rivières.

La filière française s’active chez les Diablos

TROIS-RIVIÈRES — Petit à petit, les Diablos du Cégep de Trois-Rivières greffent une touche internationale à leur alignement. Après l’arrivée d’un joueur en provenance de la France l’an dernier, voilà que trois Diables sont originaires de l’Hexagone cette saison. Et à en croire les propos de l’entraîneur-chef François Dussault, il y a fort à parier que l’expérience se poursuivra pour encore plusieurs années.

À son arrivée à la tête du programme de football des Diablos, Dussault avait déjà des ambitions de recrutement international. Cependant, il ne pensait pas intégrer des joueurs étrangers aussi tôt. «Je voulais d’abord me concentrer sur la rétention du talent local chez les Diablos, car je pense que c’est de cette façon qu’on va retrouver les jours glorieux. Je visais donc de recruter à l’international à ma quatrième ou cinquième saison. Mais dès ma deuxième année, des joueurs se sont manifestés à moi de par leurs propres démarches.»

C’est ainsi que les joueurs de ligne défensive Mickaël Bournet et Axel Levrot ainsi que le receveur de passes William Kisuka sont débarqués à Trois-Rivières afin de poursuivre leur développement. Pour ces trois Français, leur objectif est bien défini: ils espèrent accéder au niveau supérieur, c’est-à-dire le réseau universitaire canadien.

Le trio est d’ailleurs unanime sur une chose: le potentiel de développement est beaucoup plus alléchant au Canada. «Le rêve, c’est ici que ça se passe! On mange du football, on dort et on vit pour le football!», lance Bournet, arrivé en 2017, qui avait entendu parler de l’opportunité de traverser l’Atlantique par l’entremise d’amis qui évoluent avec les Filons du Cégep de Thetford.»

«Au niveau sportif, ça n’a rien à voir avec ce qui se fait en France. Ici, on s’entraîne cinq fois par semaine alors que là-bas, c’était deux entraînements par semaine», renchérit Kisuka.

Pour Levrot, la qualité du personnel d’entraîneurs à sa disposition fait aussi une énorme différence. «Tu sens vraiment que les entraîneurs sont là pour te faire progresser.»

Parmi les gros avantages à jouer au Québec, le joueur de ligne Bournet souligne la flexibilité entre la grille de cours et les nombreux entraînements. «En France, l’école ne s’adapte aucunement à ton horaire de football. Ici, tout est pensé en fonction de performer tant au football que sur les bancs d’école.»

Faire sa place

Malgré leur statut international, les trois joueurs sont loin d’avoir tout cuit dans le bec sous les ordres de Dussault. Leur temps de jeu, ils doivent le mériter, au même titre que les autres porte-couleurs des Rouges. «On a d’abord dû s’ajuster au niveau de jeu. Maintenant, on veut obtenir la chance de faire notre 1/12e du travail sur le terrain», mentionne Levrot, en référence aux 12 joueurs sur le terrain.

Même si l’aventure française est encore assez récente, il semble qu’elle soit suffisamment concluante. Au point où de nouveaux joueurs ont déjà été recrutés en vue de la prochaine saison. «On a déjà trois gars qui vont se joindre à nous assurément. Et il pourrait y en avoir deux autres qui vont s’ajouter. Idéalement, j’aimerais réussir à en attirer de quatre à six joueurs par année», explique Dussault.

Ce dernier mise d’ailleurs sur de très bons promoteurs de son programme. «Je parle à tous mes amis de ce que je fais ici. Je leur dis à quel point tout est génial, tant le niveau de jeu que l’ambiance qu’il y a pendant nos matchs», sourit Kisuka.

En Outaouais

Plongés au cœur d’une séquence de deux revers, les Diablos (2-2) se déplaceront en Outaouais pour se frotter aux Griffons (1-2), samedi soir. L’occasion semble belle pour les Trifluviens de rebondir face à la formation d’avant-dernière position au classement général de la deuxième division.

Du côté de la troisième division, les Électriks de Shawinigan (0-4) se déplaceront vers Chicoutimi pour y affronter les Cougars (2-2), dimanche à 13 h.