Les travaux de 53,6 millions $ se poursuivent au nouveau colisée de Trois-Rivières.

La East Coast Hockey League au Colisée: «une option très intéressante»

Trois-Rivières — L’idée de voir s’installer une équipe de la East Coast Hockey League (ECHL) dans les murs du nouveau colisée de Trois-Rivières demeure une «option très intéressante» aux yeux du maire Jean Lamarche. Toutefois, son collègue conseiller municipal François Bélisle craint que l’ensemble des opérations se passe derrière les portes du cabinet du maire et espère que le conseil sera bientôt saisi de toutes les propositions sur la table pour pouvoir en débattre ensemble.

Bien que l’homme d’affaires de Terre-Neuve-et-Labrador Dean MacDonald ait lui-même confirmé avoir déposé une lettre d’intention à la Ville de Trois-Rivières, et que des informations obtenues par Le Nouvelliste révèlent que Trois-Rivières pourrait ainsi accueillir le club-école du Rocket de Laval, lui-même club-école du Canadien de Montréal, le maire Lamarche demeure prudent sur les informations qu’il souhaite dévoiler.

«C’est un dossier qui évolue beaucoup et nous avons effectivement des offres très concrètes. Nous en sommes à faire un processus de validation. Mais j’ai rencontré M. MacDonald à deux reprises et c’est un homme d’affaires qui a une fiche très crédible. En ce sens, ça devient une option très intéressante», croit Jean Lamarche.

Présentement en mission économique en France, M. Lamarche a pris quelques minutes par téléphone pour commenter le dossier au Nouvelliste, en martelant que d’autres scénarios sont également sur la table. On sait que l’un de ces scénarios demeure celui présenté par les Patriotes de l’UQTR (voir autre texte). À ce titre, M. Lamarche indique qu’une cohabitation n’a jamais été écartée, tout dépendant des besoins présentés dans chacun des scénarios.

«J’ai toujours dit que ce qui m’importait au sujet du futur colisée, ce n’était pas la couleur sur le chandail mais bien le nombre de personnes dans les estrades», ajoute le maire, faisant de l’occupation de cet équipement une priorité.

En amont

Le conseiller municipal François Bélisle déplore toutefois que le conseil soit avisé de ces différents scénarios par le biais des médias. Soucieux de voir lui aussi le colisée se remplir, François Bélisle espère rapidement que les scénarios sur la table quittent le cabinet du maire pour se retrouver autour de la table du conseil afin que ce dernier puisse prendre une décision éclairée.

«J’implore le cabinet du maire d’ouvrir le jeu et de travailler en amont. J’ai la crainte qu’on nous présente un seul projet déjà ficelé et qu’on nous demande seulement de l’approuver sans qu’on ait la chance d’examiner les autres options. Mais présentement, le dossier est uniquement mené par le cabinet du maire et par Marc-André Bergeron qui a été mandaté pour trouver un occupant», fait remarquer François Bélisle, qui se dit curieux de pouvoir connaître les autres options.

«Le scénario des Patriotes que proposerait Daniel Lamarre et tous ses collaborateurs, je souhaite le voir. Je souhaite recevoir ces gens, qu’on nous présente le plan et que le conseil soit entièrement partie prenante de la décision finale», ajoute François Bélisle.

Le conseiller municipal dit encore rêver qu’une équipe de la LHJMQ puisse venir s’installer au colisée, même s’il ne se berce pas d’illusions. «Comme amateur de hockey, mon premier choix restera toujours la LHJMQ. C’est un circuit québécois qui met en concurrence les grandes villes et qui attirerait une foule considérable», croit François Bélisle, conscient que certains enjeux ne permettent pas pour le moment de croire qu’un tel scénario se produira.

Toutefois, l’implantation d’une équipe professionnelle dans l’équipement municipal devrait automatiquement venir avec l’assurance que cette ligue épongerait les déficits si jamais les résultats n’étaient pas à la hauteur que ce qui avait été prévu.

«Quand on nous présentera les différents scénarios, je regarderai l’ensemble du dossier. Mais je demanderai toujours pourquoi les deniers publics devraient éponger des déficits opérationnels», souligne-t-il.

Plusieurs autres conseillers joints par téléphone nous ont indiqué que, pour le moment, le conseil n’avait été saisi d’aucun scénario. Tous s’entendent cependant pour dire que la priorité de la Ville doit être celle de remplir le colisée et d’assurer sa rentabilité. C’est le cas de Daniel Cournoyer, Michel Cormier, Maryse Bellemare, Mariannick Mercure et Valérie Renaud-Martin.