Le Centre Gervais Auto, où évoluent les Cataractes, compte 4 125 sièges.
Le Centre Gervais Auto, où évoluent les Cataractes, compte 4 125 sièges.

La distanciation amène de l’inquiétude pour les petits marchés de la LHJMQ

Certaines équipes de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) sont inquiètes à l’idée de peut-être devoir faire respecter des mesures de distanciation physique dans leur amphithéâtre lors de la reprise des activités, prévue pour le mois d’octobre.

«Nous, on se croise les doigts pour que la situation s’améliore d’ici là, car la distanciation, c’est un défi pour tout le monde sportif», explique Roger Lavergne, président des Cataractes de Shawinigan.

«Pour nous, c’est encore plus préoccupant, car non seulement nous avons un aréna de moins de 5 000 places, mais environ la moitié de nos billets vendus sont des billets de saison. Alors si, par exemple, il fallait utiliser l’aréna seulement à 50% de sa capacité, ça nous amènerait des décisions difficiles.»

Le Centre Gervais Auto, où évoluent les Cataractes, compte 4 125 sièges et M. Lavergne estime à environ 4 700 spectateurs le nombre de personnes qu’il peut accueillir durant un match en incluant les places debout et les loges. 

«Si ça arrive, il faudra choisir, faire du cherrypicking et c’est quelque chose qu’on voudrait éviter à tout prix», indique celui qui se dit inquiet quand il voit la tangente prise par la pandémie de COVID-19 aux États-Unis.

«La réalité pour nous c’est qu’on a souvent plus de 2 000 billets de vendus et que ça deviendrait compliqué s’il fallait choisir. De plus, pour un petit marché, les entrées aux guichets sont encore plus importantes pour équilibrer les revenus et les dépenses», indique-t-il.

De son côté, Charles Pellerin, président des Tigres de Victoriaville, demeure plus optimiste. «Même si on est un petit marché et qu’on a une capacité d’un peu plus de 3 500 spectateurs au Colisée Desjardins, moi je suis un gars qui est toujours hyper positif. Je crois qu’il faudra démarrer la saison en suivant les consignes de la santé publique et s’ajuster ensuite au besoin», déclare-t-il. 

Les Tigres n’ont toutefois pas encore procédé à leur campagne de renouvellement de billets de saison parce qu’ils ignorent encore combien de matchs ils joueront et combien de personnes ils pourront accueillir à chaque partie. 

«Notre situation est différente de celle des Cataractes, car on a généralement autour de 700 billets de saison vendus auxquels s’ajoutent les forfaits flex. Si on nous imposait de n’utiliser que 50% de notre capacité, je serais autour de 1 800-1 850 personnes et avec des foules comme ça, j’arrive serré, mais j’arrive», analyse-t-il.

«Une chose est sûre, on ne pourrait pas jouer des matchs sans public ou avec seulement 250 personnes dans l’aréna. Par contre, étant donné que notre moyenne est de 2 100 spectateurs, je crois qu’une utilisation à 50% créerait une rareté et qu’on n’aurait plus de matchs de 2 700 spectateurs bien sûr, mais pas de match à 1 200 ou 1 300 spectateurs comme certains mercredis non plus. J’imagine qu’on serait probablement plus près du maximum permis à chaque match», conclut Charles Pellerin.