Laurence Vincent-Lapointe

La decima pour Vincent-Lapointe

Laurence Vincent-Lapointe a repris son dû dimanche matin, à Racice en République tchèque, en devenant monarque de sa discipline pour les neuvième et dixième fois de sa carrière lors des Championnats du monde de vitesse de la FIC.
L'enjeu était énorme pour la Trifluvienne, qui avait l'opportunité d'être couronnée championne en canoë pour la première fois depuis 2014. Les chances de victoire étaient élevées au C-1 200m alors que Vincent-Lapointe était établie comme une des favorites sur sa distance de prédilection.
La rameuse du Club de canoë-kayak de vitesse de Trois-Rivières (CKTR) a su épater la galerie car en plus de l'emporter, elle a abaissé son propre record du monde établi la veille, faisant passer la marque de 45,787 s à 45,478 s. La Russe Olesia Romasenko et la Hongroise Kincso Takacs ont complété le podium derrière elle. «J'ai réellement le sentiment du devoir accompli! De reprendre mon titre mondial en plus de battre deux records, ça ne pouvait être mieux comme dénouement», indiquait-elle au terme de la compétition.
La veille, la canoéiste a surclassé la compétition au C-2 500m, en compagnie de l'Ontarienne Katie Vincent, lors de la finale avec en prime un autre record mondial de 1:56.752. Grâce à cette deuxième médaille d'or, Vincent-Lapointe complète la decima en allant chercher des neuvième et dixième sacres aux mondiaux de canoë-kayak de vitesse.
«C'est spécial d'atteindre ce plateau et ça l'est encore plus avec la façon dont j'ai ramé durant la semaine. J'ai vraiment offert de bonnes courses, j'ai su garder ma concentration tout au long de la compétition, ce qui était le plan de match».
Sa première place en solo possède un cachet particulier, et pas seulement parce qu'il s'agit d'un premier triomphe sur la scène internationale en trois ans. C'est aussi sa première victoire aux mondiaux depuis qu'elle a appris que le canoë féminin allait faire son entrée aux Jeux olympiques de 2020, à Tokyo.
«Cette victoire-là me donne beaucoup de motivation pour ma préparation en vue des Jeux. Ça veut en quelque sorte dire que les réflecteurs seront sur moi. J'ai bien l'intention de devenir la première femme à remporter l'or là-bas».
Pas de médaille en kayak
À sa première année aux championnats du monde senior, Andréanne Langlois n'a pas connu des résultats aussi heureux que sa coéquipière du CKTR.
Jeudi au k-2 500m, la kayakiste a bouclé sa distance en 51,797 s en compagnie de Michelle Russell lors des demi-finales. Leur chrono n'a pas été suffisant pour accéder à la finale A et ont dû se contenter du 13e rang. Lors de son épreuve solo, l'olympienne n'a pas non plus été en mesure de se qualifier pour la ronde des médailles, mais a tout de même pu se consoler avec une troisième place lors de la finale B.
«Je suis certain que ça déçoit un peu Andréanne de ne pas avoir fait la finale A, mais sa performance et son temps lors de la finale B sont vraiment satisfaisants. Elle a fait preuve de beaucoup de combativité et c'est tout à son honneur», expliquait son entraîneur Mathieu Pelletier.
Chez les hommes, Maxence Beauchesne représentait lui aussi le CKTR au K-4 500m aux côtés de Ryan Cochrane, Marshall Hughes et Pierre-Luc Poulin. Le quatuor canadien a bien fait lors de la demi-finale, mais a raté de peu le podium ce qui les empêchait d'obtenir leur laissez-passer pour la finale. Les quatre hommes ont conclu l'épreuve au dixième rang, mais peuvent tout de même se réjouir d'avoir remporté la consolation.
«Maxence et ses coéquipiers ont prouvé qu'ils avaient un bateau rapide et qu'ils pouvaient compétitionner avec les meilleurs sur la planète», ajoutait l'entraîneur.
Les activités en canoë-kayak du CKTR se poursuivront le dimanche 2 septembre prochain lors de la présentation du championnat provincial longue distance à Shawinigan.