Les journées allongent, c’est le temps idéal pour amorcer la course à pied.

La course à pied comme thérapie?

Les sports professionnels sont stoppés. Pour un bon bout, à part ça.

Les gyms sont fermés, tout comme les arénas et autres lieux sportifs.

Dans ces conditions, pas évident d’avoir sa dose quotidienne de sport.

Il existe pourtant un moyen tout simple de remédier à la situation: la course à pied!

Pour ma part, je suis vendu depuis plusieurs années. Je compare ces sorties à du yoga, tellement je ressens les bienfaits de ces parcours en solitaire. Bon, peut-être pas quand je pousse la machine en intervalles mais ça, c’est une autre histoire!

Reste que la situation actuelle est parfaite pour ceux qui voudraient s’initier, ou encore ceux qui se promettaient bien de s’y remettre avec le printemps qui s’installe doucement. Les journées s’allongent, il y a de plus en plus d’asphalte disponible. Le mercure est conciliant cette semaine. Profitez-en!

Tout ce que ça prend, c’est un peu de volonté pour partir la roue. «Et une bonne paire de souliers!»

Cette remarque vient de Nicolas Désilets, chiropraticien spécialisé en blessures sportives. Nicolas, ex-capitaine des Cataractes, est un solide coureur lui-même, qui traite plusieurs athlètes émérites de la région. Il est d’accord qu’en ce moment, la course à pied peut servir de thérapie. «Faut s’assurer que physiquement, notre corps peut supporter un effort semblable. Après, c’est important d’être bien chaussé, et d’y aller à son rythme. Tout le monde peut faire un marathon. La différence, c’est la préparation. Certains vont avoir besoin de 12 semaines, d’autres de 3 ans…»

Évidemment, ce n’est qu’une comparaison. Il n’est pas question ici de performance. Pour les plus crinqués qui survivront aux premières semaines, ça viendra peut-être. Mais au départ, mieux vaut simplement se pointer le museau dehors et laisser travailler ses jambes. «Il n’y a rien de mieux que le pace du bonheur», sourit-il. «Tous les bienfaits sont là. Une étape à la fois», répète-t-il.

Pas besoin, donc, de montre GPS. Ou d’entraîneur personnel. «La clinique du coureur offre gratuitement en ligne des programmes pour débutant. Souvent, c’est un combo course-marche qui convient. Sinon, les livres Courir au bon rythme sont toujours une excellente référence», ajoute Désilets.

Pour ma part, j’avais commencé en comptant simplement… les poteaux de téléphone! Jogging pendant trois poteaux, marche pendant trois autres. Graduellement, tu étends les zones de course, tu rapetisses les zones de marche. En l’espace de quelques semaines, tu arrives à te bricoler un petit 5 km sans arrêt.

À quel rythme? Au tien! C’est ce qui est fascinant de la course. Il y aura toujours des gens plus rapides, et d’autres plus lents. Tu ne peux te comparer à personne d’autre qu’à toi-même. Et plus tu cours, plus tu t’améliores, peu importe ton point de départ. Pour l’estime de soi, c’est cool!

Ce n’est évidemment pas la seule façon de rester actif. Il est possible de faire de la musculation à partir de rien, à la maison, par exemple. Mais rester entre quatre murs ne peut offrir cette sensation d’évasion. Je vous garantis que ça devient une drogue si votre emploi est stressant. Personnellement, ce moment loin de mon téléphone intelligent est une bénédiction! Je cours maintenant sans musique, et laisse mon esprit aller là où il le veut bien. Du gros bonheur.

Et puis, physiquement, ça fait sortir le méchant. Ça permet même à l’occasion de se servir deux portions de dessert sans se sentir coupable!

Essayez ça, vous m’en redonnerez des nouvelles…