Marc-Antoine Lemay
Marc-Antoine Lemay

La Coupe Vanier et rien d’autre pour Marc-Antoine Lemay

Trois-Rivières — Un championnat mondial, deux titres au collégial et... une Coupe Vanier? Samedi à Québec, le Trifluvien Marc-Antoine Lemay tentera de compléter une triple couronne que n’importe quel joueur de football canadien de son âge (22 ans) aimerait accomplir. Il sera l’un des quatre joueurs de la Mauricie à représenter les Carabins de l’Université de Montréal, contre les Dinos de Calgary.

Oui, c’est une bonne chose d’être un coéquipier du gaillard Lemay! En 2016, il remportant le Championnat mondial de football junior, en Chine, sous les couleurs du Canada. Le succès lui a également collé à la peau pendant son stage dans les rangs collégiaux, comme en font foi ses deux victoires au Bol d’or en division 1 avec Lennoxville.

Il y a deux semaines, ses Carabins ont gâché le party du Rouge et Or à Québec en gagnant la Coupe Dunsmore, symbole de la suprématie au football universitaire québécois. Un gain plus tard à la Coupe Mitchell dans les Maritimes (16 novembre), le voici à l’ultime étape, la Coupe Vanier.

«Je sais que ce serait plus gros et significatif que tous mes autres championnats en carrière», avance le garde à droite de l’unité offensive à l’Université de Montréal. En fait, on dit garde à droite, mais Lemay n’a qu’un match d’expérience à cette position!

«Depuis le secondaire 2 au Séminaire Saint-Joseph, j’ai toujours joué comme centre. Mais quand j’ai rejoint les Carabins l’année dernière, j’ai commencé à changer de positions. J’ai touché à tout: centre, garde à gauche et, en finale de la Coupe Dunsmore contre Laval, garde à droite! Je m’attends à jouer à droite encore samedi, mais ça pourrait changer.»

Même s’il devait rapidement étudier cette nouvelle position, Lemay n’a pas déçu face à un adversaire de taille en finale québécoise. «La technique de jeu de pieds, c’est le principal point d’adaptation pour un joueur habitué d’évoluer comme centre qui devient garde. Ça s’est bien passé pour moi. J’imagine que je suis versatile!»

Mais Lemay, à l’image de la plupart des joueurs de lignes, qu’ils soient offensifs ou défensifs, demeure un athlète humble. «C’est vrai qu’on a une réputation de bons gars», sourit l’étudiant au baccalauréat en sécurité et études policières, témoin d’une unité offensive des Carabins qui a déjoué les pronostics plus la saison progressait.

«C’était supposé être notre point faible, mais nous avons prouvé bien des choses. Nous sommes tous fébriles à l’idée de jouer pour la Coupe Vanier. On a passé une partie de la semaine à étudier le jeu des Dinos, qui est grandement porté sur la passe.»

L’ancien porte-couleurs des Estacades Antoine Mailhot, ainsi que les produits du Vert et Or Shawn Boucher et Jean-Sébastien Bélisle caressent le même objectif que Lemay et leurs coéquipiers: la reconnaissance nationale, sur le terrain du PEPS de l’Université Laval. Le match commence à 13 h.