Connor Hellebuyck a prouvé qu’il pouvait faire le travail.

La coupe de retour au pays!

COMMENTAIRE / La guigne des équipes canadiennes tire à sa fin. Vingt-cinq ans après la conquête du Canadien, les Jets de Winnipeg ramèneront la coupe Stanley au pays, après avoir vaincu le Lightning de Tampa Bay en six parties, dans ce qui sera l’une des finales les plus excitantes des dernières saisons.

Pourquoi choisir les Jets? Parce qu’ils forment l’une des équipes les plus complètes du circuit et que dans un format éliminatoire quatre de sept, ce ne sera pas de tout repos de les affronter une fois aux deux jours. L’entraîneur Paul Maurice mise sur une attaque dévastatrice avec cinq joueurs ayant réussi plus de 20 buts.

La défensive des Prairies est reconnue pour ne pas faire de cadeaux et devant le filet, Connor Hellebuyck a prouvé qu’il pouvait accomplir la besogne.

On rappelle souvent l’importance de bien terminer la saison, question de gonfler le moral des troupes pour la danse printanière. Les Jets ont gagné 11 de leurs 12 dernières sorties, signant notamment des gains contre Toronto, Boston, Nashville, Anaheim et Los Angeles. Le retour en santé de Mark Scheifele, combiné à l’efficacité de l’explosif Patrik Laine, donneront des ailes aux Jets et à leurs partisans, qui ont été assez patients depuis le retour du hockey de la LNH au Manitoba.

Encore une fois, le nouveau format des séries alimentera les discussions. C’est complètement absurde que les deux meilleures formations du plateau, les Jets et les Predators, doivent en découdre dès la deuxième ronde. Ce serait tout aussi illogique de voir le Lightning (troisième) se mesurer aux Bruins (quatrièmes) au second tour. Cela explique en partie la présence des Sénateurs d’Ottawa en troisième ronde, au printemps dernier. On aime les équipes Cendrillon, certes, mais on préférerait aussi voir les clubs de pointe du plateau s’affronter au moment où la pelouse commence à verdir...