Louis-Simon Gauthier
Carey Price connaît un très bon mois de décembre. Il a facilement gagné son duel contre Laurent Brossoit, lundi à Winnipeg.
Carey Price connaît un très bon mois de décembre. Il a facilement gagné son duel contre Laurent Brossoit, lundi à Winnipeg.

La conquête de l’Ouest

Le 14 décembre, quand les Red Wings ont vaincu le Canadien au Centre Bell pour la deuxième fois de la saison, bien peu d’amateurs auraient osé s’avancer sur un bilan positif pour le voyage dans l’Ouest canadien qui allait suivre. Mais cette équipe a le don de surprendre... dans tous les sens!

Max Domi a profité des derniers jours pour relancer sa saison, tandis que le gardien Carey Price a poursuivi sur sa belle lancée de décembre. Aucun doute, le 31 est en train de faire oublier son pénible mois de novembre.

Disons que les oncles qui ne croient pas – ou n’ont jamais cru en lui – auront bien peu d’arguments à lancer dans les chaumières du Québec dans les prochaines heures! Et on le sait, quand le Canadien gagne, le moral des partisans grandit. Le réveillon ne sera que plus agréable pour tout le monde.

Price, donc, a de nouveau été un acteur clé de la victoire lundi. N’eût été sa prestance devant le filet du Canadien en début de première période, les Jets auraient pu inscrire deux ou trois buts. La défensive montréalaise ressemblait à celle de novembre, rien ne se passait comme prévu.

Puis, les deux filets inscrits en moins de deux minutes par Tomas Tatar ont ravivé la flamme. Le Canadien s’est assuré de la maintenir allumée pendant le reste de la rencontre, qu’il a d’ailleurs dominée. On sait que la ligne bleue des Jets de Winnipeg n’a plus l’étanchéité de la saison passée, reste que celle-ci a été embourbée dans sa zone par l’agressivité des visiteurs. Le pauvre Laurent Brossoit, qui a paru faible à quelques reprises, était dépassé par les événements.

Espérons maintenant que la blessure subie par Joel Armia ne le tiendra pas loin du jeu trop longtemps. La seule bonne chose que ça pourrait donner au Tricolore, c’est plus de temps de glace pour des jeunes comme Ryan Poehling et Nick Suzuki. Sérieusement, Suzuki devra bientôt évoluer autour d’ailiers plus talentueux que des gars comme Nick Cousins et Jordan Weal.

Mine de rien, Montréal revendique 10 victoires en 18 sorties sur la route. Si l’équipe parvient à retrouver ses repères au Centre Bell, elle continuera à faire suer les ténors de sa division.