Jocelyn Landry, de l’Association de tennis de Trois-Rivières
Jocelyn Landry, de l’Association de tennis de Trois-Rivières

La communauté du tennis en Mauricie salue la décision du gouvernement

Louis-Simon Gauthier
Louis-Simon Gauthier
Le Nouvelliste
Trois-Rivières — Le premier ministre François Legault a dit, mercredi, qu’il avait hâte de jouer un match de tennis. Ils sont des centaines en Mauricie et au Centre-du-Québec à penser comme lui. Dès le 20 mai, ce sera enfin possible.

L’annonce gouvernementale de mercredi comble de joie les adeptes de la raquette, jeunes et moins jeunes. Seuls les matchs en simple pourront être organisés et les joueurs devront se plier à une série de règles, afin de respecter la distanciation sociale et les mesures sanitaires.

Il n’y aura pas de changement de côté sur les courts, chaque joueur devra utiliser ses propres balles et tous devront quitter le terrain immédiatement après la fin de leur partie. Bien sûr, on bannit les poignées de mains.

Il n’y aura pas d’entraînement supervisé non plus; seulement du tennis récréatif.

Coup d’oeil sur les réactions dans la région.

Trois-Rivières

La capitale régionale compte 28 courts sur une dizaine de plateaux, en plus du centre intérieur Tennis 3R, qui lui demeure fermé pour l’instant.

«Quelle excellente nouvelle! On travaille sur ce dossier depuis plusieurs semaines avec la direction des Loisirs à la Ville», commente le président de l’Association de tennis de Trois-Rivières, Jocelyn Landry. Son organisation représente près de 400 joueurs.

Seul bémol, l’impossibilité de disputer des matchs en double, un format prisé au sein des clubs locaux. «Surtout pour notre clientèle de 50 ans et plus. Pour eux, le tennis constitue une belle façon de faire de l’exercice, mais sert aussi à sociabiliser. C’est malheureux, mais il est plus difficile de respecter les deux mètres de distance à quatre sur un court.»

L’ATTR offre déjà des services de surveillance sur les terrains en terre battue du parc Martin-Bergeron (Cap-de-la-Madeleine) ainsi que sur les surfaces du parc Lambert (Trois-Rivières). Jocelyn Landry et son équipe aimeraient étendre cette surveillance aux autres terrains, où on fonctionne, en temps normal, en pratique libre.

«On regarde s’il est possible d’engager des jeunes pour superviser les terrains où il n’y a pas de moniteurs. Il y a des programmes d’embauche qui existent, mais ça prend de l’argent et de l’appui du gouvernement. On fait confiance aux joueurs, sauf que nous voulons nous assurer que toutes les normes de sécurité soient respectées.»

La ministre Isabelle Charest l’a d’ailleurs mentionné lors de son point de presse: il faut se fier au bon jugement des Québécois.

Shawinigan

Le parc St-Maurice est probablement l’un des plus beaux endroits pour pratiquer le tennis en Mauricie. En plus des 80 membres de l’Association de Shawinigan, plusieurs joueurs s’adonnent au sport de manière récréative, chaque été.

«Très heureux! On s’y attendait, mais de faire partie de cette première phase de déconfinement sportif, c’est une grosse étape», sourit Stéphane Bouffard, tout en reconnaissant que les tournois risquent d’être annulés, du moins pour cet été. Depuis quelques années, la Coupe junior Banque Nationale arrête à Shawinigan pendant la belle saison.

«On parle de tennis récréatif, pas compétitif, ni supervisé. Les terrains ont déjà été nettoyés par les employés de la Ville. Nous serons bientôt prêts!»

Rive-Sud

Le tennis a particulièrement la cote chez les jeunes, à Bécancour et Nicolet. On ignore si le tournoi annuel de l’Association de tennis pourra avoir lieu à la mi-juillet, mais au moins, les espaces de jeu rouvriront.

«C’est certain que la décision de ne pas autoriser les cours aura un impact, car ce sont 90 jeunes qui en bénéficient chaque année», affirme le responsable Jean-François Duval, un enseignant en éducation physique.

«Par contre, nous sommes confiants de pouvoir faire découvrir le sport à de nouvelles personnes. On va s’accommoder du mieux qu’on peut.»

La Tuque

Entre 70 et 75 personnes jouent au tennis, chaque année, sur l’un des cinq courts mis à la disposition de la population. «On attend juste le go pour installer les filets», mentionne le président de l’Association de tennis de La Tuque, Yves Bastarache.

«On va sans doute pouvoir attirer des anciens adeptes, qui ne pourront pas jouer au dekhockey ou au soccer, par exemple. Quand le temps chaud va s’installer en Haute-Mauricie, on va être là!»

Aucun cas de COVID-19 n’a encore été répertorié à La Tuque. Ceci dit, le double ne sera pas plus toléré qu’ailleurs. Les associations locales doivent se plier aux exigences des fédérations de leur sport.

«Chez nous, le double mixte est de plus en plus fort. Mais le simple fait de jouer va satisfaire beaucoup de nos membres. On est en discussion avec la Ville pour nous assurer des mesures sanitaires qui seront mises en place.»